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Archives

Micros et caméras captent la vie nocturne de Montréal

Animation au centre-ville de Montréal avec les enseignes illuminées, des gens se déplaçant sur le trottoir et des tramways qui passent au centre de la rue.

Scène de nuit dans la rue Sainte-Catherine à Montréal le 2 octobre 1954.

Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Radio-Canada

Êtes-vous un oiseau de nuit? La vie nocturne de Montréal vous manque-t-elle? Nos archives nous montrent qu’il n’y a pas que les fêtards qui s’animent lorsque le jour tombe.

Dans la région de Montréal, 25 % de la population vit la nuit, nous apprend l’animateur Pierre Nadeau à l’émission L’Observateur du 7 novembre 1979.

Cette réalité nocturne, due à un sommeil qui ne vient pas ou à un travail qui l’exige, a entraîné une forme de radio bien spéciale.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

L'Observateur, 4 novembre 1979

La journaliste Madeleine Rousseau se penche, dans ce reportage, sur ceux qui font cette radio de nuit et sur ceux qui l’écoutent.

Une radio qui permet aux noctambules de se sentir moins isolés. Une radio au ton plus intime et chaleureux, à laquelle l’auditeur est appelé à prendre part.

Le principe, c'est d'essayer d'offrir autant que possible aux gens de nuit, qui vivent la nuit, qui sont obligés d'être debout la nuit, le même genre de radio ou à peu près qu'on leur offre dans le jour, explique l’animateur Claude Saucier, qui officie alors à la station CKAC.

Son émission est ponctuée de bulletins d’information, de dialogues avec les auditeurs et d’une part de divertissement.

En travaillant de nuit, il faut être au courant de ce qui se passe à l'extérieur, confirme un infirmier qui considère que son poste de radio fait partie de son équipement.

L’animateur Claude Saucier suscite aussi la participation active des camionneurs, qu’il décrit comme la colonne vertébrale de son émission nocturne. Ceux-ci lui transmettent notamment des informations précieuses sur les conditions routières.

La nuit, la nuance, c'est que les gens écoutent la radio beaucoup plus qu'ils ne l'entendent.

L’animateur Claude Saucier

L'animateur Roger Drolet, de la station CKVL, confie qu’une large partie de ses auditeurs l’écoutent dans le confort de leur domicile.

Comme Rita Saint-Pierre, qui a choisi d’écouler les heures de la nuit bien installée dans son fauteuil avec un livre et son poste de radio.

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Le Téléjournal/Montréal, 4 octobre 2004

Ce soir, lorsque la majorité d’entre nous serons au lit, d’autres vont se préparer à sortir!

L’animatrice Pascale Nadeau

Au bulletin de nouvelles Le Téléjournal/Montréal du 4 octobre 2004, le journaliste Alexis Deschênes se promène l’espace d’une nuit dans ce Montréal parallèle.

On y découvre une métropole tranquille, avec quelques pointes d’agitation.

Il y a bien quelques jeunes fêtards qui ennuient l’itinérant Daniel, mais aussi des gens qui ont simplement choisi de vivre à l’envers.

Pour ressentir une plus grande liberté ou pour composer avec un horaire surchargé – comme ce père de trois enfants gérant de nuit d’un café qui étudie le jour venu.

Au marché Côte-des-Neiges comme dans le taxi de Farid Boucetta, on peut entendre la radio parlée, sorte de point de rassemblement pour cette faune bigarrée.

 À chacun son coin, à chacun sa nuit , observe le journaliste Alexis Deschênes en 2004.

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