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Les Britanno-Colombiens iront aux urnes le 24 octobre

Le gouvernement néo-démocrate, minoritaire, est au pouvoir depuis juin 2017.

Montage photo des chefs de parti.

Cette élection voit s'affronter John Horgan, du NPD, Sonia Furstenau, du Parti vert et Andrew Wilkinson, du Parti libéral, les chefs des trois partis représentés à la législature.

Photo : Radio-Canada / CBC/Michael Mcarthur

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, le néo-démocrate John Horgan, a rencontré la lieutenante-gouverneure, Janet Austin, pour lui demander la dissolution de l’Assemblée législative, ce qui précipite la tenue d’élections générales le 24 octobre.

La Colombie-Britannique se retrouve ainsi en campagne électorale en pleine pandémie de COVID-19, comme l'a été le Nouveau-Brunswick et comme le sera bientôt la Saskatchewan.

Ce qu’il faut, c’est mettre la politique derrière nous, a déclaré John Horgan lors d’un point de presse pour lancer la campagne, lundi. Je ne peux pas imaginer 12 mois de plus de chamaillage et de difficultés à passer des projets de loi.

À l'instar du Parti progressiste-conservateur dans la province maritime, les troupes de John Horgan tenteront de remporter une majorité de sièges à la législature, fortes de sondages favorables, un an avant la date prévue dans le calendrier électoral.

Nous ne sommes pas sortis du bois, a ajouté le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui souhaite former un gouvernement fort et stable pour affronter la crise économique et la crise sanitaire. Nous ne sommes pas à la fin, mais au début de cette pandémie.

Le gouvernement du NPD, minoritaire, est au pouvoir depuis juin 2017, après la conclusion d’un accord avec le Parti vert de la Colombie-Britannique lui garantissant un soutien suffisant en Chambre face au Parti libéral.

Au moment de la dissolution, le NPD et le Parti libéral de la Colombie-Britannique détenaient chacun 41 sièges sur les 87 que compte l’Assemblée législative à Victoria. Le Parti vert comptait 2 députés, 2 autres siégeaient comme indépendants, et 1 siège était vacant.

Une décision irresponsable

Le chef libéral, Andrew Wilkinson, et la chef nouvellement élue du Parti vert, Sonia Furstenau, ont fustigé le gouvernement pour son choix de déclencher une campagne électorale.

Andrew Wilkinson a accusé John Horgan de mettre les intérêts de son parti avant ceux de la population et qualifié de cynique sa décision.

Nous sommes maintenant contraints de participer à des élections générales dont personne ne veut, sauf le NPD, a-t-il déclaré lundi. L’objectif du NPD, c’est de protéger leur emploi.

Nous nous dirigeons maintenant vers une élection totalement inutile, a lancé de son côté Sonia Furstenau, ajoutant que lors d’une rencontre avec le premier ministre, vendredi, elle lui a réitéré l’appui de son caucus de deux députés. Je suis déçue du choix de John Horgan, et j’ai tout à fait l’intention de l’en tenir responsable.

Mardi, la leader politique a indiqué lors de son premier point de presse en tant que chef des verts qu’elle trouvait hautement irresponsable de déclencher des élections alors que le nombre d’infections à la COVID-19 continue de progresser dans la province.

Il y a un gouvernement stable en Colombie-Britannique, a-t-elle alors affirmé, faisant référence à l’accord entre son parti et le NPD. Ce gouvernement minoritaire stable a obtenu des résultats extraordinaires pour la population britanno-colombienne.

John Horgan derrière un lutrin aux couleurs du NPD.

Le premier ministre John Horgan a obtenu la dissolution de l'Assemblée législative le 21 septembre, pour un scrutin qui aura lieu le 24 octobre.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Dans l'accord de soutien signé entre le chef d’alors du Parti vert, Andrew Weaver, et John Horgan, du NPD, ce dernier s’engageait à ne pas déclencher d’élections avant septembre 2021, à moins de perdre la confiance de la législature ou d’un désaccord majeur entre les deux partis.

Le premier ministre est revenu sur cette promesse, le 7 septembre. Lorsque l’accord a été créé, nous ne pouvions imaginer qu’une pandémie mondiale allait survenir, a-t-il déclaré. La situation actuelle n'est pas comme celle de l'année dernière et certainement pas celle de 2017.

Le caucus des verts d’aujourd’hui n’est pas le caucus des verts d’il y a trois ans, avait-il ajouté.

Andrew Weaver a quitté son poste de chef du Parti vert en janvier 2020 et siégeait, au moment de la dissolution, comme député indépendant. Il a déjà annoncé ne pas vouloir se présenter à nouveau dans sa circonscription d’Oak Bay-Gordon Head, sur l’île de Vancouver.

Plusieurs ministres ne se représenteront pas

Des ministres importants du gouvernement Horgan ne tenteront pas de se faire réélire. C'est le cas, entre autres, de la ministre des Finances et vice-première ministre, Carole James, atteinte de la maladie de Parkinson, qui a annoncé sa décision en mars dernier.

Ses collègues Michelle Mungall, ministre de l’Emploi et du Développement économique, Shane Simpson, ministre du Développement social et de la Réduction de la pauvreté, Doug Donaldson, ministre des Forêts, Judy Darcy, ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Claire Trevena, ministre des Transports, et Scott Fraser, ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation - qui a notamment participé à la conclusion d’un accord avec les chefs héréditaires des Wet’suwet’en - ont aussi annoncé au cours des dernières semaines qu'ils quitteraient la vie politique.

Carole James sera responsable de la réponse à la crise sanitaire pendant les 32 jours que dureront la campagne électorale, a expliqué John Horgan, lundi.

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