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Ottawa approuve la tarification du carbone du Nouveau-Brunswick pour les grands émetteurs

La cheminée et une partie du bâtiment de la centrale.

La centrale thermique de la société Énergie NB à Belledune est l'un des grands émetteurs de gaz à effet de serre auxquels s'appliquera le nouveau modèle (archives).

Photo : CBC / Jacques Poitras

Radio-Canada

La tarification du carbone pour les grands émetteurs de gaz à effet de serre du Nouveau-Brunswick est acceptée par le gouvernement fédéral, mais elle survient avec un avertissement.

Le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, explique dans une lettre que le modèle proposé par le Nouveau-Brunswick satisfait les exigences minimales et qu’il est considérablement plus faible que celui du gouvernement fédéral.

Selon le ministère, l'approche du gouvernement Higgs tient compte des défis uniques auxquels font face les grands émetteurs de gaz à effet de serre.

L'an dernier, le gouvernement fédéral avait déjà approuvé le régime de tarification du carbone proposé par le gouvernement Higgs, qui s'est traduit par une augmentation de 2 cents à la pompe pour l'essence.

Le ministre fédéral de l'Environnement, Jonathan Wilkinson, rencontre les journalistes lors d'un point de presse.

Jonathan Wilkinson, le ministre fédéral de l'Environnement (archives).

Photo : Radio-Canada

Dans sa lettre datée du 20 septembre et adressée au ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, le ministre Wilkinson explique que le modèle de la province entraînera moins de réductions des émissions polluantes et que le gouvernement fédéral pressera la province d’adopter un modèle plus sévère dans deux ans.

Le modèle de Blaine Higgs

Le modèle provincial ne s’applique qu’à une fraction des émissions polluantes qui sont soumises au modèle fédéral à l’heure actuelle.

L’approbation du gouvernement fédéral signifie qu’il va cesser d’imposer son modèle au Nouveau-Brunswick et permettre à la province de mettre le sien en vigueur. Aucune date pour cela n’est encore précisée.

Le modèle fédéral avait anciennement été accepté par le précédent gouvernement libéral de Brian Gallant.

Le plan du Nouveau-Brunswick entraînera des réductions des gaz à effet de serre moins importantes que si le régime fédéral était maintenu.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La tarification du carbone établie par le gouvernement Higgs est moins contraignante financièrement pour les industries qui exportent leurs produits, comme c'est le cas de la raffinerie à Saint-Jean.

Seulement 0,84 % des émissions seront taxées, et ce pourcentage s'élèvera graduellement pour atteindre 10 % en 2030. Comparativement, la taxe fédérale s'applique à 20 % des émissions.

L’opposition néo-brunswickoise déçue

Cette nouvelle n’a pas fait l’unanimité chez les partis politiques de la province.

Quand vous lisez la loi sur les changements climatiques au Nouveau-Brunswick, c'est clair : c'est insuffisant, indique le député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert, David Coon.

Selon lui, cette tarification du carbone ne permettra pas de réduire de 27 % les gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport à 2020, surtout si l'on considère que la raffinerie de Saint-Jean est le principal émetteur dans la province.

David Coon dans un parc.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

Personne chez les libéraux n'a réagi à cette nouvelle, mais par courriel, la porte-parole de l'opposition officielle, Ashley Beaudin, a indiqué que le Parti libéral encourage le premier ministre à prendre les changements climatiques au sérieux et à impliquer toutes les parties dans l'élaboration d'un plan pour une économie plus verte pour le Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de Michel Corriveau et de Jacques Poitras, CBC

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