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53 foyers d'éclosion de COVID-19 à Montréal

Plan rapproché de Mylène Drouin, de profil et assise.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

53 foyers d'éclosion de COVID-19 sont actuellement actifs à Montréal, a révélé lundi la directrice régionale de santé publique, la Dre Mylène Drouin, au lendemain de la décision de Québec de placer la région en alerte modérée (orange).

Ces éclosions touchent essentiellement les milieux de travail (28), mais aussi les établissements scolaires (14), les milieux de soins de santé (6) et des services de garde (2). Aucune éclosion n'est attribuée aux transports en commun.

Cette situation traduit l'augmentation abrupte du nombre de cas recensés dans la métropole au cours des derniers jours. Selon la Dre Drouin, 181 cas ont été recensés vendredi, 160 samedi, et 219 dimanche.

Je n’ai pas d’explication franche, on n’a pas d’éclosions majeures qui sont sorties au courant de la fin de semaine, a-t-elle commenté en conférence de presse lorsqu'on lui a demandé d'expliquer la situation.

Vendredi après-midi, on avait 58 cas [déclarés] la veille. [...] Il y a beaucoup de [confirmations] de cas qui sont rentrés de 16 h à minuit. Quand je me suis réveillé samedi, j’ai fait :  "OK, il y a clairement quelque chose qui se passe".

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Selon elle, plus de 50 % des Montréalais infectés ont entre 18 et 34 ans, soit une tranche d'âge où les formes les plus sévères de la maladie sont moins fréquentes.

La plus grande de préoccupation à l'heure actuelle demeure tout de même les rassemblements privés, pour lesquels le nombre de participants a été limité dimanche par Québec. Il s'agit là d'une bonne mesure, selon la Dre Drouin.

Montréal n'ayant pas de grande éclosion dans les bars, on ne voulait pas fermer ce secteur, a-t-elle dit. Souvent, ça a l'effet contraire de déplacer les jeunes vers des événements intérieurs qui sont encore plus difficilement contrôlables.

Selon elle, le taux de reproduction du virus (Rt), soit le nombre de personnes infectées par une personne contaminée, se situait la semaine dernière à 1,48, alors que les autorités cherchent à ce qu'il soit inférieur à 1.

Si on réussit à le ramener près du 1 ça pourrait être une victoire. Oui, on aurait, c’est sûr, une vague, un peu comme la vague qu’on a eue cet été, mais peut-être pas une grande deuxième vague, a-t-elle fait valoir.

C’est sûr que l’inquiétude est là, parce qu’on ne veut pas revivre une situation similaire à ce qu’on a vécu ce printemps. C’est ce qui nous amène à faire preuve de beaucoup de vigilance.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Des appels de la santé publique qui demeurent lettre morte

La Dre Drouin a profité de son point de presse pour presser les gens contactés par la santé publique de répondre aux appels, afin que les gens à risque puissent s'isoler et que les opérations de traçage soient effectuées.

Selon elle, 512 personnes ont été appelées par la santé publique en fin de semaine, mais les deux tiers de ces appels sont demeurés lettre morte.

Cela s'avère même si la politique actuelle veut que la santé publique appelle toute personne deux fois la première journée, et une troisième fois le lendemain.

Si aucune réponse n'a été obtenue malgré tout, un coursier à vélo est envoyé pour transmettre le résultat du test et demander de rappeler la santé publique.

La directrice régionale de santé publique de Montréal a par ailleurs noté que des indicateurs clés demeurent au jaune dans la métropole, dont le nombre d'hospitalisations et le nombre de personnes soignées aux soins intensifs.

Actuellement, à Montréal, il y a 35 patients hospitalisés dans une dizaine d’hôpitaux. 17 patients sont hospitalisés aux soins intensifs. Alors […] on n’est pas du tout dans ce qu’on a vécu à la vague 1, où on a eu jusqu’à 500, 600 patients hospitalisés à certains moments.

Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Les quartiers situés au centre-ouest de l'île sont actuellement les plus touchés par la maladie, a-t-elle aussi indiqué.

Elle a nommé spécifiquement ceux de Parc-Extension, Mont-Royal, Outremont, Côte-Saint-Luc, et la zone située près des métros Guy et Atwater. Montréal-Nord, Saint-Michel et Saint-Léonard ont aussi leur lot de cas.

Ces endroits seront conséquemment visés par des interventions plus ciblées, destinées à accroître les efforts de dépistage.

À ce sujet, la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Sonia Bélanger, a fait savoir que la plupart des cliniques de dépistage sur l’île enregistraient moins d’une heure d’attente en fin de semaine et que la plupart des laboratoires parvenaient à confirmer les résultats en moins de 48 heures.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

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