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Les restaurateurs soulagés par les nouvelles règles sanitaires

La salle à manger du Bello Ristorante a été aménagée de manière à respecter les règles sanitaires en vigueur.

La salle à manger du Bello Ristorante a été aménagée de manière à respecter les règles sanitaires en vigueur.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs restaurateurs de la région de Québec poussent un soupir de soulagement. Ils craignaient que le passage à la zone orange ne les force à fermer leurs établissements.

Selon les nouvelles règles sanitaires, les salles à manger des restaurants ne sont pas contraintes de fermer leurs portes.

Les autorités limitent à six, plutôt que dix, le nombre de personnes assises à une même table.

La vente d'alcool est interdite dans les restaurants à compter de 23 h.

Yannick Parent, restaurateur.

Yannick Parent, restaurateur

Photo : Radio-Canada

Propriétaire de quatre restaurants, dont le Bello et La Bûche à Québec ainsi que de deux hôtels, Yannick Parent ne voulait surtout pas revivre la même situation qu’il y a quelques mois.

C'est quand même de bonnes nouvelles pour nous parce que j'avais peur qu'on ferme. Ce qu'on a connu, fermer trois mois au printemps, ça a été vraiment terrible, affirme-t-il.

L'Association des restaurateurs du Québec fait un constat similaire.

On n’a pas sauté de joie, bien sûr. Ce sont des restrictions importantes qui vont probablement causer des désagréments, mais le pire pour nous aurait été de fermer complètement les établissements. On est soulagés de voir que le gouvernement maintient nos activités. On a travaillé très fort en ce sens, affirme le porte-parole,  François Meunier.

Coup de semonce

Selon la direction de la santé publique de la Capitale-Nationale, le passage à la zone orange est par contre un sérieux avertissement.

La COVID-19 est beaucoup plus présente dans les régions de Québec et Chaudière-Appalaches et circule dans plus de milieux depuis quelques semaines.

C'est un coup de semonce. Il faut nous ressaisir. Le virus nous mène par le bout du nez. Il faut le bloquer, lance le directeur par intérim, Jacques Girard.

Plus de tests positifs

Davantage de personnes se font tester, mais la proportion des tests qui sont positifs est aussi plus élevée.

On est passés de 0,4 % à 3 % en l'espace de quelques semaines. Ça veut dire que le virus est vraiment, vraiment parmi nous. Il s'est infiltré un peu partout. Tout partait de nos activités sociales. C'est comme une tempête de sable. Il s'infiltre un peu partout. On retrouve des cas dans nos écoles, dans nos milieux de travail et dans nos milieux de vie, mais aussi dans nos milieux de soin. C'est un point de non-retour, illustre Jacques Girard.

Yannick Parent souhaite que les directives des autorités sanitaires soient respectées afin que la région puisse redevenir une zone jaune ou même verte.

D'autres pertes à venir?

Il craint qu’une augmentation importante des cas puisse à nouveau nuire aux affaires.

Les Fêtes s'en viennent assez rapidement. J'ai peur un peu pour mes partys de Noël. Ça va peut-être être un hiver plus difficile que les autres. On va voir rendus là. Je ne peux pas savoir d'avance, mentionne-t-il.

Les règles sanitaires en place depuis le début de la pandémie le forcent aussi à embaucher moins de personnel qu’à l’habitude. Les restrictions ont eu des répercussions économiques, mais aussi des effets sur la santé de certains de ses employés.

Je n'ai pas besoin de tout mon personnel déjà avec la distanciation. Avec la dernière fermeture, on a eu beaucoup, beaucoup de problèmes. La santé psychologique de mes employés, à rester si longtemps chez eux, était problématique. On a eu des problèmes de toxicomanie. En restauration, les gens sont habitués à faire des heures incroyables, raconte Yannick Parent.

Avec les informations de Marie-Maude Pontbriand.

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