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Garderies familiales en grève : le ministre Lacombe rejette l'idée d'un arbitre

Des enfants font de l'exercice dans une garderie.

Les services de garde en milieu familial du Québec sont en grève générale illimitée depuis lundi matin.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les tensions sont vives entre le ministre de la famille du Québec et les intervenantes en petite enfance suite au déclenchement d'une grève générale illimitée lundi matin.

L'annonce, par la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), survient tout juste après que le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, eut indiqué qu'il nommait un médiateur dans le dossier.

Dans un communiqué publié dimanche, le regroupement syndical a critiqué le ministre pour ne pas avoir accepté la désignation d'un arbitre pour parvenir à une solution dans la négociation des conditions de travail des intervenantes en milieu familial.

On aurait souhaité pas se rendre là, on aurait souhaité que le ministre de la Famille accepte la main tendue qu’on lui donnait pour éviter la grève générale illimitée, mais il l’a balayé du revers de la main. Nous, ce qu’on demandait, c’est un arbitre, soutient Valérie Gendron dans une publication sur sa page Facebook.

Mathieu Lacombe.

Mathieu Lacombe, ministre québécois de la Famille

Photo : Radio-Canada

En entrevue à l’émission Les matins d’ici, le ministre de la Famille qui est aussi ministre responsable de la région de l’Outaouais, propose plutôt d'avoir recours à un médiateur pour tenter de trouver une solution à cette impasse.

On ne délègue jamais à un arbitre le pouvoir de décider combien l'État va rémunérer ses employés parce qu’il y a un enjeu de gestion de fonds public qui est important.

Mathieu Lacombe, ministre de la Famille du Québec

À l'inverse d'une médiation, où la personne nommée tente d'amener les parties à trouver un accord, la décision d'arbitrage est contraignante, et lie donc les participants au résultat déterminé par l'arbitre.

Les échanges entre le ministre et la FIPEQ achoppent notamment sur la question de la rémunération, les intervenantes réclamant le même salaire que les employées en centres de la petite enfance.

Selon le syndicat, le gouvernement offre aux responsables des garderies en milieu familial une subvention de 12,83 $ l'heure, alors qu'il réclame au minimum 16,75 $ l'heure.

Les demandes du syndicat sont à des années-lumière de ce que le gouvernement peut offrir, renchérit le ministre Lacombe. Le syndicat est arrivé à la table nous demandant 35 % d'augmentation de salaire, je ne sais pas s’il y a des gens qui peuvent rêver d’avoir des augmentations de 35 % de salaire. On leur offre 9,8 % sur 4 ans, ce qui est raisonnable au moment où il y a des gens qui perdent leurs emplois. 

La FIPEQ représente 10 000 responsables de services de garde en milieu familial (RSE). Celles-ci ont terminé vendredi leur grève tournante qui avait commencé le 1er septembre, touchant l'ensemble du Québec région par région.

En Outaouais, plus de 3 000 services de garde seront donc fermés. 1 700 familles sont touchées.

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