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Trump annoncera « probablement » samedi son choix pour la Cour suprême

Un homme et une femme, devant des gerbes de fleurs déposées à proximité de la Cour suprême.

Des gens rendent hommage à la défunte juge Ruth Bader Ginsburg devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

Radio-Canada

Le président Donald Trump a déclaré lundi après-midi qu'il entendait « probablement » dévoiler samedi le nom de la candidate qu'il proposera pour succéder à la défunte juge Ruth Bader Ginsburg au plus haut tribunal du pays.

S'adressant aux journalistes avant son départ pour l'Ohio, il a affirmé que les candidatures de cinq femmes étaient prises en considération. Précisant avoir déjà parlé à certaines d'entre elles, il a déclaré qu'il s'attendait à en rencontrer certaines au cours des prochains jours.

M. Trump avait annoncé samedi qu'il entend nommer une femme pour succéder à Ruth Bader Ginsburg, icone des progressistes américains.

Amy Coney Barrett, un choix populaire auprès de la droite religieuse et des conservateurs, fait figure de favorite, suivie de Barbara Lagoa, juge de la Floride, qui sera l'un des États clés de cette campagne présidentielle.

Toutes deux ont été nommées juges dans des cours d'appel fédérales par le président Trump.

Des sources ont indiqué à plusieurs médias que la juge Barrett avait même rencontré le président à la Maison-Blanche. La magistrate a déjà déclaré qu'une carrière juridique n'est qu'un moyen pour atteindre une fin [...] et cette fin est la construction du Royaume de Dieu.

Dans un entretien à la chaîne Fox News en matinée, Donald Trump avait dit vouloir attendre que les obsèques de Mme Ginsburg soient achevées avant de faire connaître son choix.

Il a par ailleurs estimé que le Sénat à majorité républicaine doit confirmer la nomination d'un nouveau juge avant l'élection présidentielle du 3 novembre.

Le vote final devra se tenir avant l'élection. Nous avons largement le temps.

Donald Trump, président des États-Unis, à Fox News

Si M. Trump annonce son choix samedi, il ne restera que 38 jours aux sénateurs pour l'approuver avant le scrutin présidentiel.

Une confirmation par le Sénat au cours de cette période serait la plus rapide depuis celle de la juge Sandra Day O'Connor, en 1981, selon le New York Times. Depuis 1975, les confirmations prennent en moyenne 70 jours, calcule le quotidien.

La mort de Mme Ginsburg donne lieu à une bataille pour sa succession qui chamboule la campagne électorale et pourrait bouleverser la société américaine.

Depuis son arrivée au pouvoir, en janvier 2017, M. Trump a nommé deux juges conservateurs à la Cour suprême des États-Unis, soit Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh.

Une nouvelle nomination du président à la Cour suprême, si elle était approuvée par le Sénat, serait l'occasion de porter sa majorité conservatrice à six juges contre trois.

À la recherche (peu probable) de quatre alliés républicains

En vertu de la Constitution, il revient au président de proposer un candidat pour un poste de juge à la Cour suprême, mais il appartient au Sénat de confirmer cette nomination avec une majorité simple.

À l'heure actuelle, les républicains détiennent 53 des 100 sièges à la chambre haute du Congrès, contre 47 pour les démocrates.

En cas d'égalité dans les votes, le vice-président dispose d'un vote prépondérant à titre de président du Sénat. Pour que la candidate de M. Trump soit rejetée, il faut donc que quatre sénateurs républicains se joignent aux démocrates.

Les démocrates arguent que la nomination d'un nouveau juge devrait être reportée après la présidentielle du 3 novembre, dans l'espoir qu'elle soit faite par Joe Biden, s'il remporte le scrutin.

Ils rappellent qu'en 2016, les sénateurs républicains avaient refusé de confirmer une nomination à la Cour suprême faite par le président démocrate Barack Obama, en faisant valoir que ce droit devait revenir au nouveau président.

Jusqu'à présent, seules deux sénatrices républicaines, Susan Collins et Lisa Murkowski, se sont publiquement opposées à un vote de confirmation avant l'élection présidentielle.

D'autres élus qui avaient par le passé déjà exprimé leur inconfort ou leur opposition par rapport à ce type de scénario, comme Lindsey Graham ou Chuck Grassley, ont dit avoir changé d'avis.

Mitt Romney a indiqué qu'il ne ferait pas connaître sa position avant d'avoir pu s'entretenir avec ses collègues mardi.

Avec les informations de Reuters, et New York Times

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