•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un débrayage paralyse les garderies familiales pour une période indéterminée

Des femmes manifestent en brandissant une banderole ornée d'une photographie du ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe.

Plusieurs intervenantes ont convergé vers Alma, lundi matin, pour y manifester.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

Une grève générale illimitée a été déclenchée dans les services de garde en milieu familial du Québec lundi matin. Dans la région, environ 400 intervenantes participent au débrayage.

Lundi matin, plusieurs d’entre elles se promettaient de se rassembler à Alma, dans le but d’y tenir une marche de solidarité.

La présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie St-Arnaud, est bien consciente que la mise en place de ce moyen de pression représentera un véritable casse-tête pour bien des jeunes familles.

Malgré tout, Mme St-Arnaud pense que les travailleuses qu’elle représente ont majoritairement l’appui des parents utilisateurs.

Une meilleure rémunération pour freiner l’hémorragie

Selon Julie St-Arnaud, les intervenantes réclament d’abord et avant tout une rétribution juste.

[Recevoir] 12,83 $ de l’heure, c’est une insulte pour elles, tonne Mme St-Arnaud.

Elle juge que si des ajustements salariaux ne sont pas effectués, il deviendra de plus en plus difficile de convaincre les responsables de services de garde en milieu familial de poursuivre leurs activités.

Elle calcule qu’en trois ans, la région a perdu pas moins de 127 d’entre elles qui ont décidé de se réorienter professionnellement.

Un arbitre à la place du médiateur

Jusqu’à dimanche matin, Julie St-Arnaud croyait bien que la grève générale illimitée pourrait être évitée.

Or, la nomination d’un médiateur par le ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe, a mis le feu aux poudres.

[La partie syndicale] avait demandé au ministre d’opter pour un arbitre. C’est quelqu’un qui aurait été neutre. Puis, le résultat de son rapport aurait dû être appliqué, explique Mme St-Arnaud.

Elle reconnaît que le médiateur se doit lui aussi de faire preuve d’impartialité.

Par contre, elle spécifie que le gouvernement a le choix d’accepter ou de refuser son rapport.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !