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COVID-19 : hausse attendue des hospitalisations et des décès en Ontario

Une chambre d'hôpital.

Une soixantaine d'Ontariens sont hospitalisés actuellement à cause de la COVID-19.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Avec la récente flambée de cas de COVID-19 en Ontario, une augmentation des hospitalisations et des décès est inévitable, selon plusieurs experts. Il reste à voir à quel point cette hausse sera marquée.

Ce n'est malheureusement qu'une question de temps, dit le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l'Hôpital général de Toronto.

Il explique qu'il peut s'écouler plusieurs semaines avant qu'une hausse des cas ne mène à une augmentation des hospitalisations.

Pas besoin d'une boule de cristal pour savoir que, compte tenu de l'augmentation des cas en Ontario, on doit s'attendre à une hausse des hospitalisations et, tristement, des décès liés à la COVID-19, dit-il.

Au cours de la dernière semaine, le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Ontario était d'environ 335 infections par jour. C'est le triple du taux d'infection recensé à la fin août.

Toutefois, jusqu'à maintenant, le taux d'hospitalisation n'a pas augmenté de façon parallèle. En date de dimanche, il y avait 63 patients traités à l'hôpital à cause de la COVID-19 comparativement à 40 à 60 hospitalisations durant les derniers jours d'août.

Des jeunes aux plus âgés?

Contrairement à la première vague qui avait frappé durement les aînés et les centres de soins de longue durée, la majorité des personnes infectées cette fois-ci ont moins de 40 ans.

Cela ne veut pas dire, toutefois, que le virus ne se propagera pas à d'autres groupes d'âge. Cette infection est très, très contagieuse, prévient le Dr Bogoch.

L'oncologue et expert en maladies infectieuses Ian Brasg de l'Hôpital Humber River s'inquiète lui aussi. Va-t-on voir une flambée de cas chez les plus vieux dans les prochaines semaines, selon les personnes avec lesquelles les jeunes infectés ont été en contact? demande-t-il.

Le Dr Brasg souligne néanmoins que les mesures de prévention des infections ont été resserrées dans les foyers pour aînés à la suite de la première vague et il espère que cela aidera à y limiter les décès cette fois-ci.

Il est préoccupé toutefois par le fait que nombre d'Ontariens ne respectent plus les consignes de la santé publique et qu'avec la baisse des températures, les gens passeront plus de temps à l'intérieur où il sera plus difficile de maintenir l'écart sanitaire.

Kevin Smith, PDG du Réseau hospitalier universitaire de Toronto et conseiller du gouvernement provincial, dit que les hôpitaux ontariens sont prêts à faire face à une hausse des patients, mais qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires pour aussi prêter main-forte aux centres de soins de longue durée et faire plus de dépistage.

Si les hôpitaux sont appelés à se concentrer seulement sur ce qu'ils font habituellement, soit les soins, alors je pense qu'on est très bien préparés, dit-il, mais si on doit s'acquitter d'autres responsabilités, c'est préoccupant.

Le gouvernement Ford a annoncé la semaine dernière un resserrement des règles concernant les rassemblements à l'intérieur et à l'extérieur, mais le Dr Bogoch souligne qu'il faudra au moins 14 jours avant de voir si ça marche, à cause de la période d'incubation du virus.

Avec les informations de CBC News

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