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Le chemin des Ressources, un risque pour la sécurité des usagers de la route

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Un camion transportant une cargaison de bois circule sur la route 180 et est aperçu entre des arbres en automne.

Un camion sur la route 180, communément appelé chemin des Ressources, en septembre 2020 au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

La sécurité sur la route 180, aussi connue au Nouveau-Brunswick comme le chemin des Ressources, est mise en doute à la suite d'un accident qui a causé à mort d'un homme plus tôt cet été. Le frère du défunt réclame des travaux pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

Le 24 juillet, Yvan Coulombe perdait le contrôle de sa motocyclette sur la route 180, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Saint-Quentin.

Selon son frère Jacques, la perte de contrôle a été causée par un important creux dans la chaussée, à l'intersection d'une route forestière.

Un homme debout sur la route 180 pointe à sa gauche.

Jacques Coulombe sur la route 180, près de l'entrée du chemin forestier, où son frère a eu l'accident qui lui a coûté la vie.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Yvan Coulombe, que tout le monde appelait Pompon, est décédé sept jours plus tard, le 1er août, des conséquences de l'accident.

Jacques Coulombe parle de grosse négligence de la part du gouvernement, car il n’y avait, notamment, aucun panneau routier laissant savoir que la route était très endommagée.

Un homme lève le pouce droit et sourit. Il est vêtu d'un blouson de cuir et pose à côté de sa moto.

Cette photo d'Yvan Coulombe a été prise juste avant son décès dans un accident, le 24 juillet 2020, à l'âge de 66 ans.

Photo : Courtoisie de Jacques Coulombe

Il croit que son frère, comme tous les autres usagers de la route qui empruntent le chemin des Ressources à cet endroit, aurait dû être averti du danger, dans un secteur où la limite de vitesse est établie à 90 km/h.

On a rapporté l'information au ministère des Transports, afin qu'ils envoient quelqu'un pour analyser la situation, dit M. Coulombe. Après un examen des lieux, la GRC a signalé un problème dans ce secteur.

Jacques Coulombe en bordure de la route 180.

Jacques Coulombe en septembre 2020, en bordure de la route 180 au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le ministère des Transports confirme l'information, mais affirme qu'aucune plainte du public n'avait été reçue avant l'accident mortel.

Jacques Coulombe croit aussi qu’il ne restera bientôt plus aucune trace des travaux sommaires qui furent effectués quelques jours après l'accident qui a coûté la vie à Yvan Coulombe.

De l’avis de Jacques Coulombe, c'est sous la route 180, où coule un ruisseau, que se trouve le nœud du problème.

Un homme chaussé de bottes de pluie verte a les deux pieds dans le marécage et se dirige vers un ponceau rouillé.

Jacques Coulombe est d'avis que le ponceau, en mauvais état, peine à soutenir le poids de la route.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le ponceau n'arrive plus à soutenir le poids de la route où circulent de nombreux camions lourds.

C'est creusé par en dessous, puis c'est tout défait. C'est rouillé, c'est ouvert, c'est écrasé, dit-il.

Un homme debout dans l'eau sale, sous un ponceau. Il doit se pencher et ne peut se tenir droit dans le grand tuyau de métal.

Jacques Coulombe est d'avis que le ponceau, en mauvais état, peine à soutenir le poids de la route.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Même s'il n'habitait plus la région, Yvan Coulombe y comptait encore de nombreux proches et amis. Un cortège de motocyclettes a défilé pour ses funérailles. Un mémorial à son honneur a été érigé près du lieu de l'accident.

Je me dis que si je ne m'en occupe pas, je vais le regretter tous mes jours, confie Jacques Coulombe. Fait que j'essaie de faire de quoi pour lui.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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