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Entrepreneurs et commerçants de L'Anse-Saint-Jean unis contre GNL Québec

Six personnes posent devant le fjord. L'une d'elles tient une pancarte sur laquelle est écrit : «Vous ne passerez pas».

Quelques commerçants et entrepreneurs du milieu touristique qui s’opposent à GNL.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Dumais-Beaulieu

Radio-Canada

Des entrepreneurs et des commerçants du secteur touristique de L'Anse-Saint-Jean unissent leurs voix pour s'opposer au projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec au Saguenay. Les impacts de l'augmentation du transport maritime leur fait craindre le pire pour leur industrie.

Des entreprises comme Fjord en kayak craignent que l'augmentation du trafic maritime lié au projet de GNL ait des conséquences dramatiques pour l'industrie touristique.

Avec toutes les mesures de sécurité qui doivent être installées autour d'un méthanier, moi, ça va m'empêcher complètement d'avoir des activités sur le fjord et dans l'anse, explique la propriétaire de Fjord en kayak, Myriam Savard.

Myriam Savard devant des kayaks et le fjord du Saguenay.

La propriétaire de Fjord en kayak, Myriam Savard, craint pour la survie de son entreprise.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Dumais-Beaulieu

Gites, boutiques, restaurants : la plupart des commerçants de L'Anse-Saint-Jean sont inquiets. La proximité entre la ligne électrique Micoua Saguenay et les futurs méthaniers pose problème, selon plusieurs qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée de ces gros navires dans le Saguenay.

S'il faut que les méthaniers attendent que la marée soit basse pour passer sous les fils de haute tension qui enjambent le fjord à la hauteur de L'Anse-Saint-Jean, certains citoyens craignent que l'anse devienne un vaste stationnement, avec des conséquences fâcheuses.

Si les méthaniers sont stationnés ici l'hiver, il faut que ce soit tout dégagé. Pis là, la pêche blanche, il n'y en a plus, croit Marie-Francine Bienvenue.

La copropriétaire de la boutique Rebelle des bois, Claudia Labrèche, se demande si le jeu en vaut la chandelle, compte tenu de la durée de vie du projet, si jamais il voit le jour.

Le plus grand créateur d'emploi en ce moment dans la région, c'est l'industrie touristique. Et là, tout d'un coup, avec un projet comme celui-là qui va durer peut-être 20 ans, on va détruire tout le travail qu'on a fait derrière, s'inquiète-t-elle.

Les audiences du BAPE sur le projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay commencent lundi à Chicoutimi. Un processus que suivront attentivement les entrepreneurs touristiques de l'Anse-Saint-Jean.

Avec les informations de Rosalie-Dumais-Beaulieu.

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