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Incendie dans le camp de migrants sur l'île de Samos, en Grèce

Des conteneurs éparpillés derrière une clôture de métal.

Les demandeurs d'asile vivent dans des conteneurs dans le camp de migrants aménagé sur l'île de Samos.

Photo : Associated Press / Michael Svarnias

Agence France-Presse

Un incendie s'est déclaré dimanche soir dans le centre d'accueil et d'identification des demandeurs d'asile sur l'île grecque de Samos, mais il est désormais « maîtrisé », a-t-on appris auprès d'une source policière et des pompiers.

Le feu est maîtrisé, mais deux ou trois conteneurs [où logent des réfugiés, ndlr] ont été détruits sans faire de blessés, a expliqué une source policière.

D'après le bureau de presse des pompiers, trois conteneurs ont été évacués par précaution quand le feu s'est déclaré. Les pompiers sont sur place, il n'y a pas de risques que le feu se répande, a dit à l'AFP une responsable du service de presse des pompiers.

Ce sinistre, qui s'est déclaré dimanche vers 20 h 30 heure locale, survient dix jours après les deux incendies gigantesques qui ont ravagé le grand camp de Moria sur l'île de Lesbos, connu pour sa surpopulation et les conditions de vie sordides.

Abandonnés à la rue pour plusieurs jours, la majeure partie des demandeurs d'asile chassés de Moria, soit 10 000 personnes, selon les autorités, ont finalement pu être installés dans un camp mis en place à la hâte par le gouvernement près du port de Mytilène, chef-lieu de Lesbos.

Comme celui de Moria, le centre d'accueil et d'identification de Samos est l'un des cinq centres de ce genre mis en place au moment de la crise migratoire de 2015 sur cinq îles grecques en mer Égée (Lesbos, Samos, Kos, Leros, Chios) pour endiguer le nombre des migrants arrivant en Grèce de Turquie voisine.

Les conditions de vie dans le camp de Samos, plus petit toutefois que celui de Moria, comptant près de 6000 personnes – alors que sa capacité initiale n'était prévue que pour 650 demandeurs d'asile – sont également très difficiles : conditions d'hygiène inadéquates, incendies fréquents, bagarres entre migrants.

Les camps de demandeurs d'asile en Grèce sont confinés depuis la mi-mars à cause de la COVID-19, alors que le reste du pays est retourné à la normalité début mai.

Cette situation a fait monter les tensions, surtout dans les camps surpeuplés sur les îles, où le nombre de personnes ayant le coronavirus n'était toutefois que quelques dizaines jusqu'au début septembre.

Selon les autorités, 21 cas de COVID-19 ont été détectés dans le camp de Samos pour le moment.

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