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Des fermiers albertains racontent l’agriculture en temps de pandémie

De la machinerie agricole récolte des pois jaunes dans un champ.

Christi Friesen des environs de Peace River, en Alberta, espère terminer rapidement ses récoltes avant les premières neiges.

Photo : Christi Friesen

Radio-Canada

Comme tous les secteurs de l’économie, l’agriculture n’a pas été épargnée par les effets de la pandémie de COVID-19. Des fermiers raconte ce qu’ils vivent depuis le mois de mars.

À la ferme Reclaim Organics, près de Pigeon Lake, la fermeture des restaurants a fait mal au producteur de légumes et de fines herbes, raconte le propriétaire, Ryan Mason.

Tout c’est volatilisé du jour au lendemain. On est tombé à 10 % de notre chiffre d’affaires habituel avec pour seuls clients les cafés et les restaurants servant de la nourriture à emporter.

Selon lui, il fallait réagir vite. Il s’est donc tourné vers la vente aux particuliers et la livraison à domicile en faisant de la publicité sur les réseaux sociaux.

On a essayé de diversifier notre offre et de changer notre production, explique-t-il. Ça fait qu’on a commencé à produire des fleurs et plus de légumes prisés.

Les fleurs ont rapidement attiré une nouvelle clientèle, tant dans les marchés fermiers que chez d’autres détaillants. Les ventes ont été tellement bonnes que l’entrepreneur songe à en augmenter la production et la variété l’an prochain.

Je pense que ce sera une grande partie de notre production à l’avenir.

S’adapter à la demande

Alors que certains secteurs se sont retrouvés délaissés dès le début de la pandémie, d’autres ont plutôt connu une augmentation subite de la demande pour leurs produits.

C’est le cas de la famille Burkhardt, qui tient la ferme Crooked Lake, près de Wetaskiwin, au sud d’Edmonton. La famille élève des bovins issus d’un croisement entre les races Hereford et Angus.

En mars, elle peinait à répondre à la demande de consommateurs qui souhaitaient s’approvisionner directement à la ferme plutôt que d’aller à l’épicerie.

Au fil de l’été, on a réussi à ajuster notre production pour répondre à une demande qui n’a toujours pas diminué, explique Jill Burkhardt.

Si les êtres humains ont dû s’adapter à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19, les bovins, eux, ne s’en sont pas préoccupés. C’était pas mal la même chose que d’habitude […] les vaches ont besoin d’être nourries, elles ont besoin d’être surveillées.

Le début du confinement est arrivé au moment du vêlage, ce qui représente déjà une grande charge de travail pour la famille.

Nous sommes plutôt jeunes et les enfants nous ont aidés puisqu’ils n’avaient rien d’autre à faire, explique la mère de famille en riant.

En quête d’équipement de protection individuelle

Du côté de Christi Friesen, une productrice de grain des environs de Peace River, le grand défi a été de trouver des masques.

La ferme familiale produit du blé, de l’orge, des pois et du canola. Ce type d’exploitation produit beaucoup de poussière, ce qui rend obligatoire l’utilisation de masques de protection N95 au quotidien.

Au printemps, cet équipement de protection individuelle était en rupture de stock partout. Mme Friesen a finalement pu en trouver chez un fournisseur local.

Aujourd’hui, la récolte bat son plein et la famille espère profiter de cette manne pour compenser le rendement inférieur des dernières années.

L’an dernier, la neige hâtive avait interrompu les récoltes. Nous sommes tous anxieux. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les pousses dans les champs une deuxième année d’affilée. C’est impossible.

La fermière demeure toutefois optimiste lorsqu’elle pense à la récolte de 2020. C’est une période emballante, mais aussi stressante de l’année. C’est merveilleux de voir le fruit du travail de toute une saison.

Avec les informations de l’émission Edmonton AM

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