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Un projet pilote pour faire pousser des pommes de terre plus facilement dans le Grand Nord

Des pommes de terre sur un étal.

La pomme de terre peut être cultivée à partir de tubercules ou de graines.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le Northern Farm Training Institute (NFTI) à Hay River dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) collabore avec Agriculture et Agroalimentaire Canada afin d’identifier les meilleures graines pour faire pousser des pommes de terre dans le Nord canadien.

Le gouvernement des T.N.-O. finance le projet à hauteur de 50 000 $.

C’est Helen Tai, chercheuse pour Agriculture et Agroalimentaire Canada, spécialisée dans la génétique des végétaux, qui a contacté le NFTI. Elle avait lu un article au sujet d’une ferme albertaine qui avait fait don de 25 tonnes de pommes de terre aux T.N.-O. C’est le NFTI qui, avec des bénévoles, les avait distribuées à travers le territoire.

Helen Thai devant un microscope dans un laboratoire de recherche.

Helen Thai travaille au Centre de recherche et de développement de Fredericton au Nouveau-Brunswick.

Photo : Helen Thai

Ce qui m’a frappée, c’est le travail que cela représentait d’essayer de transporter plus de 20 000 kilos de pommes de terre à Hay River et partout ailleurs , raconte la scientifique. C’est pourquoi elle a contacté Jackie Milne, la présidente du NFTI, pour lui proposer son aide.

La plupart du temps, pour faire pousser des pommes de terre, on utilise le tubercule, c’est-à-dire la pomme de terre elle-même, germé que l’on plante dans le sol. Mais, les pommes de terre font aussi des fleurs, qui donnent des fruits et ce sont ces derniers qui contiennent les graines.

La vraie graine de pommes de terre pèse 50 000 fois moins qu’un tubercule, souligne Helen Tai. Elle explique donc que si l'on pouvait utiliser des graines, cela réduirait les coûts de transports. De plus, il n’y aurait plus besoin de conserver des tubercules d’une saison à l’autre pour les replanter tout en évitant qu’ils gèlent ou qu'ils pourrissent, ce qui a un coût.

Encore faut-il trouver la variété qui pourrait survivre dans le Grand Nord. 

Cela va demander un peu de travail.

Helen Tai, chercheuse pour Agriculture et Agroalimentaire Canada

La scientifique explique qu’il faut que cette variété résiste au froid, qu'elle soit capable de pousser rapidement et qu’elle soit adaptée aux longues journées d’été. 

La présidente du NFTI Jackie Milne prépare donc en ce moment des parcelles de cinq acres où elle plantera au printemps prochain différents types de graines fournis par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Jackie Milne au milieu d'une serre.

Jackie Milne est la présidente du Norther Farm Training Institute (archives).

Photo :  Facebook / Jackie Milne

Les graines seront tout d’abord plantées dans des pots, stockés dans une serre en mars ou avril, avant de rejoindre le sol, probablement fin mai. 

Puis nous verrons lesquelles s'adaptent et se portent le mieux dans notre climat, dit Mme Milne. 

Mme Tai dit que s'ils trouvent une ou plusieurs variétés de graines adaptées, cela rendra la culture de la pomme de terre plus accessible, moins chère et plus à l’abri des maladies.

C’est le début de quelque chose de très très positif, ajoute Jackie Milne Cela pourrait apporter une certaine sécurité alimentaire dans des lieux éloignés et isolés.

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