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Laine, écologie et francophonie font bon ménage à Sainte-Geneviève

Christel Lanthier souriante devant un amas de laine brute. Des moutons sont en arrière-plan.

Après la tonte, Christel Lanthier nettoie la laine de ses impuretés pour ensuite l'envoyer à un moulin local qui va la filer.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

À Sainte-Geneviève, à 50 kilomètres à l’est de Winnipeg, on trouve une épicerie, des champs et des fermes, dont celle de la famille Fiola. Depuis 8 ans. Christel Lanthier et son mari, Joey Fiola, sont copropriétaires de cette entreprise familiale.

Leur but depuis le début de cette aventure est de faire de ces 120 acres une ferme écologique sur tous les points.

Alors pour éviter d’utiliser des engrais chimiques, le couple décide de se lancer dans l’élevage de moutons pour en récupérer le fumier, une décision dont se souvient très bien Christel Lanthier. Moi qui viens d’un background en beaux-arts, pouvoir avoir des bêtes avec lesquels on peut faire quelque chose d’artistique, c’était un rêve!

Cinq ans et 25 brebis plus tard, le couple a développé son projet et produit désormais sa propre laine qu’il envoie ensuite à des artisans locaux pour fabriquer entre autres des habits. C'est une manière, pour eux, de réduire l'empreinte écologique de l’industrie du textile.

L'avoine donnée aux bêtes est issue des champs de la ferme et même la teinture du textile est obtenue de manière naturelle. Par exemple, pour obtenir du vert, Christel Lanthier utilise de l’oignon et de l’indigo, une plante qui, une fois broyée, donne une couleur bleue.

On essaie de faire les choses de la façon dont les gens le faisaient dans le temps.

Christel Lanthier, copropriétaire de la ferme Fiola

Cet engagement prend un peu plus de travail, de l’aveu de Christel Lanthier, mais la Winnipégoise d’origine dit croire aux besoins de retourner à ces racines et à ces méthodes.

Christel Lanthier montrant une pelote de laine avec une photo de mouton dessus.

Chaque laine est issue d'un seul et unique mouton qui a ensuite sa photo sur la pelote finale.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Des gardes du corps bien particuliers

Au milieu du troupeau de brebis, deux têtes, ou plutôt deux cous, se distinguent bien au-dessus des autres bêtes. Un duo de lamas de garde veille sur le cheptel de la ferme Fiola.

Ce choix original, Christel l'explique en partie par le fait que les lamas sont plus faciles à garder que des chiens, car ils mangent la même chose que les moutons.

Selon elle, ces animaux sont très protecteurs et gardent jalousement leurs congénères contre les coyotes et les ours qui rôdent à proximité.

Avec leurs longs cous, les coyotes sont intrigués et n’osent pas les approcher, la plupart du temps.

Christel Lanthier, copropriétaire de la ferme Fiola

De plus, les lamas donnent aussi de laine utilisée par la famille Fiola. Leur tonte se fait toutefois tous les deux ans, alors que celle de moutons se fait tous les printemps, en général.

Christel Lanthier, en train de nourrir un de ses lamas.

Coconut est le plus jeune lama de la famille Fiola.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Des effets positifs de la pandémie

Avec la pandémie, la famille Fiola dit n’avoir pas eu de grand chamboulement dans son travail. Les animaux ne connaissent pas la pandémie, il faut quand même les nourrir et s’occuper, explique Christel.

Avec les interdictions de voyage, elle a toutefois remarqué un intérêt grandissant pour les petits producteurs.

Après l’annulation du marché local où ces derniers ont pour habitude de montrer et de vendre leurs produits, la ferme Fiola et les autres éleveurs du Manitoba ont participé à un parcours de découverte destinée à la production de laine manitobaine.

Il y a certainement un intérêt pour la laine locale, c’est quelque chose que les gens recherchent à l’instant.

Christel Lanthier, copropriétaire de la ferme Fiola

Baptisée The Manitoba Fibre Trail, l’événement s’est tenu entre les 11 et 13 septembre et a permis à de nombreuses familles d’aller à la rencontre de différents producteurs de laine. Pour la ferme Fiola, c’était environ une dizaine de curieux par jour qui venaient visiter les lieux et découvrir les produits.

Par ailleurs, avec la popularité des cours en ligne, Christel aimerait développer des outils pédagogiques francophones en ligne sur le site (Nouvelle fenêtre) de l'entreprise pour aider les parents dans leurs tâches d’apprentissage. Son objectif : apprendre en français et en s’amusant avec le monde de la ferme.

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