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Moratoire sur la chasse à l'orignal : le gouvernement demande un retour aux discussions

Un panneau installé dans l'un des points d'accès de la réserve faunique de La Vérendrye.

La saison de la chasse à l'orignal dans la réserve faunique de La Vérendrye se déroule du 14 septembre au 14 octobre, cette année.

Photo : Facebook / Tina Notty

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) invite la communauté du lac Barrière à revenir à la table de négociations en ce qui concerne la gestion de la population d'orignaux dans la réserve faunique La Vérendrye.

Par communiqué de presse, le MFFP réitère sa volonté d'assurer la pérennité de la population d'orignaux et indique que la communauté de Lac Barrière est elle aussi invitée à prendre part aux travaux du comité technique conjoint actuellement en cours et auxquels participent les autres communautés algonquines et le conseil tribal algonquin.

Toutefois, la communauté a l'intention de continuer à bloquer l'accès aux chasseurs, rapporte le chef de la communauté, Casey Ratt. Ce dernier affirme qu'il attend davantage de mesures de la part du gouvernement avant d'entamer des discussions.

Québec nous a mis de côté et n'a pas respecté nos demandes d'avoir un moratoire sur la chasse à l'orignal même si les données provenant du dénombre aérien de cet hiver montrent qu'il y a un déclin de la population d'orignaux. Ils ont mis ça de côté et ils sont quand même allés de l'avant avec la chasse cette année, sans un vrai plan de gestion concret, indique-t-il.

Depuis quelques jours, des membres de la communauté du Lac Barrière bloquent l'accès aux chasseurs à quatre points de contrôle le long des jonctions de la route 117. Ils ont décidé d'imposer leur propre moratoire parce qu'ils s'inquiètent du déclin de la population d'orignaux sur leur territoire.

Le MFFP rappelle que, cette année, une réduction de 30 % des permis de chasse et de 50 % des permis pour les femelles a été appliquée.

Hector Jérôme, membre du conseil de bande de la communauté du Lac Barrière, indique que la communauté souhaite que le gouvernement accepte l'application d'un moratoire.

Ça ne marche pas, ils ne veulent pas venir à la table et travailler avec la communauté. La seule manière de leur faire comprendre, c'est qu'on les bloque de faire leur activité, qui est la chasse à l'orignal. Ce n'est pas ça qu'on veut faire, mais on est obligé de le faire, affirme-t-il.

Si on ne fait rien aujourd'hui, on n'aura plus d'orignal et nos futures générations n'auront plus d'orignal non plus.

Hector Jérôme, membre du conseil de bande de la communauté du Lac Barrière

Plus tôt samedi, la Sépaq déplorait que des membres de la communauté du Lac Barrière bloquent l’accès aux chasseurs dans la réserve faunique la Vérendrye. Le responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin, indique que son organisation souhaiterait que les discussions se fassent autour d’une table de négociations.

On appelle les partis à poursuivre le dialogue pour trouver un terrain d'entente sans pénaliser les chasseurs qui se sont procuré un séjour de chasse dans la réserve en respectant toutes les règles en vigueur. Déjà, la Sépaq a dû procéder au remboursement de certains groupes parce qu'ils se sont vus barrer l'accès à leur secteur de chasse ou ils ont été victimes d'intimidation durant leur séjour, mentionne Simon Boivin.

Hector Jérôme explique que la communauté désire que les mesures du ministère soient un peu plus intenses : peut-être un moratoire sur l'orignal pendant un ou deux ans et après ça commencer à voir pour la chasse. Et pendant les premiers un ou deux ans, on pourrait travailler sur un plan d'aménagement sur la chasse à l'orignal qui serait bon pour tout le monde.

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