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Forte augmentation du prix du foin

Deux chevaux mangent du foin dans un enclos extérieur.

Le foin de première coupe, dont s'alimentent les chevaux, se fait rare en raison du temps chaud et sec de l'été.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des propriétaires de chevaux et d’écuries de la province subissent les contrecoups de la sécheresse de l’été. Le foin de qualité est rare et se vend à fort prix, ce qui pourrait pousser certains cavaliers à se départir de leurs animaux.

Le prix de la petite balle de foin a doublé cette année, passant de 4 $ à 8, 9, parfois même 10 $ au Centre-du-Québec.

La grosse balle de foin se vend entre 80 à 90 $, alors qu’on pouvait l’acheter à 60 $ l’an dernier.

Pour Christian Dubois, le copropriétaire de l’écurie des Pins à Sainte-Françoise, la situation frôle la catastrophe. Non seulement les activités de son écurie sont ralenties par la pandémie, mais voilà que nourrir les chevaux est devenu hors de prix. Alors que ses coûts fixes ne font qu’augmenter, les revenus ne suivent pas.

L'année est très, très, très difficile avec le contexte qu'on connaît. Ça nous a ajouté beaucoup de problèmes au niveau de l'alimentation des chevaux.

Selon le maire de Sainte-Françoise et préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, la situation est semblable partout dans la région.

Un cheval mange du foin dans un enclos extérieur.

Avec la hausse importante du prix du foin, plusieurs propriétaires de chevaux pourraient devoir vendre leurs animaux.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, si les agriculteurs vivent les contrecoups de la sécheresse, c’est pire pour les écuries et les propriétaires de chevaux, puisque contrairement aux vaches, les chevaux mangent principalement du foin de première coupe, qui se fait rare cette année.

À son avis, plusieurs propriétaires seront forcés de vendre leurs chevaux, puisque le prix du foin n’est pas près de diminuer.

Je pense que l'année prochaine, il va falloir remonter les réserves. Je pense que le foin, sur un an ou deux, va rester assez dispendieux.

Christian Dubois aimerait que les propriétaires d’écurie comme lui puissent être reconnus comme agriculteurs par le gouvernement, ce qui leur donnerait accès à plusieurs programmes, et donc à un peu de souffle dans cette année éprouvante.

Selon un reportage de Sarah Désilets-Rousseau

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