•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux tonnes de déchets en moins dans le fleuve Saint-Laurent

Une plongeuse debout sur une planche au milieu du fleuve

Des participants sillonnent le bassin Louise pour ramasser les déchets qui pourraient se trouver à la surface,

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

La corvée pour nettoyer les berges du Saint-Laurent a permis d'amasser deux tonnes de déchets dans la région de Québec - dont des voiturettes d'aéroport et bon nombre de bicyclettes submergées au fond du bassin Louise.

Le décompte est à 750 kilos au bassin Louise, confirme Anne-Marie Asselin, biologiste marine et cofondatrice de l'Organisation Bleue.

On a sorti cinq vélos, des carts d'aéroport, beaucoup de poussettes, plein de chariots d'épicerie, des gros pneus, des plus petits pneus, des bouteilles de plastique, des bouteilles en verre, des canettes. C'est vraiment une grosse job qui a été faite dans les fonds marins aujourd'hui.

Anne-Marie Asselin, biologiste marine et cofondatrice de l'Organisation Bleu

Ces déchets inusités ont tous été repêchés par des plongeurs en apnée qui prenaient part à une des quatre corvées qui avaient lieu dans la région de Québec samedi, de 10 h à 13 h.

Ce sont des athlètes qui étaient en apnée, ils ont tout ramené ça à la surface en un souffle, explique la biologiste. Nous sommes très très fiers d'avoir réalisé cet exploit avec à peu près aucun équipement.

Nous avons choisi quatre sites qui représentent bien la diversité des milieux côtiers dans la région, explique Anne-Marie Asselin, biologiste marine et cofondatrice de l’Organisation Bleue.

Les collectes ont eu lieu sur les berges de L’Ange-Gardien, le long de la piste cyclable du littoral, près de la baie de Beauport, dans le bassin Louise, en milieu urbain, et sur la plage qui borde Sainte-Pétronille, sur l’île d’Orléans.

C'est à l'île d'Orléans que nous avons repêché le plus important volume de déchets, souligne Anne-Marie Asselin. Ils ont récolté 100 kilos là-bas, mais 100 kilos de plastique qui ne pèsent à peu près rien.

Des tonnes d'ordures au fond du fleuve

Une fille assise sur une planche, entourée par des têtes dépassant de l'eau en tenue de plongée

Certains participants n'ont pas eu peur de se mettre à l'eau pour récolter les déchets qui se trouvaient sous la surface du fleuve.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

En tout, ce sont près de deux tonnes de déchets que les quelque 150 participants ont recueillis, soit au fond du fleuve, soit sur ses berges.

Ces matières seront recyclées ou déposées dans un écocentre. Un citoyen a hérité des canettes récoltées : il sera plus riche d'au moins 20 piasses s'ils réclament la consigne, évalue la biologiste.

Un but ambitieux, à la hauteur de la tâche à accomplir, selon Anne-Marie Asselin.

La pollution du Saint-Laurent est comparable à certains cours d’eau très, très pollués de Chine, affirme la biologiste. Certains secteurs s’améliorent, par exemple l’interdiction de déverser dans le fleuve des matières chimiques polluantes. D’un autre côté, aucun cours d’eau n’échappe au microplastique qu’ingèrent les organismes les plus infimes et qui remonte ainsi jusqu’au sommet de la chaîne alimentaire.

La journée de plongée en apnée pour nettoyer les berges, prisée du public et des médias, se veut également un appel à la mobilisation de la société.

Nous voulons montrer concrètement quels déchets issus de la vie quotidienne se retrouvent dans le fleuve et s’y dégradent.

Anne-Marie Asselin, biologiste marine et cofondatrice de l'Organisation Bleue

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !