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2e vague en Ontario? « Alarmiste », insiste un infectiologue

Le Dr Neil Rau devant l'hôpital d'Oakville, en Ontario.

Le Dr Neil Rau est microbiologiste-infectiologue au centre de santé Halton, en banlieue de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Julia Kozak

La propagation de la COVID-19 reprend de plus belle en Ontario. Peut-on pour autant parler d’une deuxième vague épidémique? Nous avons posé la question au Dr Neil Rau.

La définition de deuxième vague est subjective, prévient d’entrée de jeu le microbiologiste-infectiologue du service de santé Halton. Malgré tout, s’il devait y avoir une définition plus acceptée par tout le monde, c’est qu’on doit avoir une corrélation entre le nombre de [nouveaux] cas et le système hospitalier, explique le Dr Neil Rau.

En ce moment, nous voyons seulement une croissance des cas, sans un grand [impact] sur le système hospitalier.

Dr Neil Rau, microbiologiste-infectiologue au centre de santé Halton

Présentement, en Ontario, 20 patients atteints de la COVID-19 sont dans des unités de soins intensifs, dont 10 sous respirateur. En avril dernier, dans les deux cas, le nombre de patients dépassait les 200.

Il n’existe pas de consensus du milieu médical sur les questions entourant une deuxième vague, selon le Dr Rau. Fin juillet, plusieurs infectiologues québécois jugeaient celle-ci inévitable dans la Belle Province.

La médecin hygiéniste en chef d'Ottawa, la Dre Vera Etches, a déclaré que la ville était déjà dans cette deuxième vague.

Pour le Dr Rau, déclarer une deuxième vague peut créer de l’angoisse au sein de la communauté puisqu'elle évoquerait les épreuves de la première vague. Or, le microbiologiste-infectiologue précise qu'on n'observe pas, pour le moment, beaucoup de cas sévères, contrairement à la première vague.

C'est alarmiste de déclarer une deuxième si on n'a pas une bonne définition de ce que comprend vraiment une deuxième vague.

Dr Neil Rau, microbiologiste-infectiologue au centre de santé Halton

Il estime que l’idée d’une seconde vague plus forte que la première vient de l’expérience que l’on a avec la grippe. Les secondes vagues épidémiques de grippe sont parfois plus sévères, dit-il, mais on ne peut pas avoir les mêmes conclusions avec le coronavirus, soutient-il.

Il souligne que la province a augmenté ses capacités en termes de lits en soins intensifs ou de respirateurs et a augmenté les effectifs infirmiers. Nous avons beaucoup appris à protéger les foyers de personnes âgées, renchérit-il. Si l’on protège mieux les plus vulnérables, peut-être qu’on n’aura pas de deuxième vague plus forte.

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