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Assouplissement demandé pour embaucher des travailleurs étrangers au pays

Un travailleur dans une usine

Un travailleur dans une usine

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs secteurs de l’économie demeurent durement frappés par la pénurie de main-d’œuvre, et la pandémie de COVID-19 ne fait qu’aggraver la situation. Des employeurs demandent un assouplissement des règles d'embauche des travailleurs étrangers au pays, qui sont laborieuses et freinent le recrutement.

Avant l’arrivée de la COVID-19, certains employeurs, comme CVTech-IBC à Drummondville, peinaient déjà à recruter. Le fabricant de transmission est à court de 15 employés depuis plusieurs mois. Les risques liés à la pandémie, suivie de la Prestation canadienne d’urgence, ont exacerbé cette pression.

Pour tenter de répondre à la demande, on a présentement du personnel de bureau et des cadres qui travaillent dans l'usine pour nous aider, déplore Annick Morin, directrice des ressources humaines chez CVTech-IBC.

L’entreprise s’est tournée vers le recrutement de travailleurs étrangers pour pourvoir les postes vacants. Elle lorgne surtout ceux qui se trouvent déjà au pays et se cherchent un emploi, comme Kilani Ben Lakhdar, venu de Tunisie pour refaire sa vie au Québec. L’homme est arrivé au pays avec un permis de travail fermé auprès d’un employeur de Granby. Le séjour s’est toutefois avéré infructueux et les démarches, pour se trouver un nouvel emploi, sont laborieuses.

Des employeurs [se sont intéressés] à mon profil, mais le problème c'est le permis de travail fermé. Je n'ai pas le droit de travailler avec un nouvel employeur, explique-t-il.

Sa candidature a finalement été retenue par CVTech-IBC, qui ne peut toutefois l’embaucher rapidement à cause des formalités administratives.

Le processus de transfert du permis de travail amène des délais, explique Annick Morin. On parle de plusieurs mois. Il faut recommencer les démarches avec l'EIMT (Étude d'impact marché du travail) et les certifications d'acceptation Québec, et il faut refaire une démarche qu'on nous dit simplifiée, mais qui a de longs délais.

Je veux prendre le poste le plus rapidement possible.

Kilani Ben Lakhdar, travailleur étranger
Annick Morin, directrice des ressources humaines chez CVTech-IBC, et Kilani Ben Lakhdar devant l'entreprise CVTech-IBC.

Annick Morin, directrice des ressources humaines chez CVTech-IBC, et Kilani Ben Lakhdar

Photo : Radio-Canada

Plusieurs cas similaires

Ce dossier n'est pas unique, selon Martin Champoux, député fédéral de Drummond. Selon lui, même si certaines candidatures de travailleurs étrangers peuvent être traitées rapidement, plusieurs délais sont difficiles à justifier.

Si on continue à s'embourber dans la lourdeur administrative, on ne s'aidera pas, soutient le député. Je pense qu'il faut faire preuve d'un peu de flexibilité et permettre à ces travailleurs-là, dans un contexte où l'employeur lié au permis de travail fermé ne peut lui offrir la charge de travail prévue au départ, qu'on puisse permettre à cette personne de bien gagner sa vie et de permettre à ceux qui ont besoin de pouvoir les recruter."

Déterminés à offrir l’emploi à Kilani Ben Lakhdar, les dirigeants de CVTech espèrent que leur cri du coeur permettra maintenant d'accélérer le processus.

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