•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Journée internationale du « parler pirate » : exprimez-vous, sapristi!

Cette journée est célébrée tous les 19 septembre, depuis 1995. 

Trois petits pirates, une fille de 11 ans et deux garçons de 7 ans se s'amusent sur la plage.

Le 19 septembre est une journée bien connue des amateurs de piraterie, puisque c'est la Journée internationale du « parler pirate ».

Photo : Getty Images / Imgorthand

Radio-Canada

Frères de la côte, à l’abordage! C’est l’heure de larguer les amarres. Rassemblez vos rats de cales, de même que vos bois-sans-soif. Donnons l’exemple aux moussaillons. Soyons de fiers flibustiers. C’est la Journée internationale de la parlure du pirate, parsembleu!

Chaque année, depuis 1995, le 19 septembre est la Journée internationale du parler pirate

Inventée à la blague par deux Américains — John Baur et Mark Summers — cette journée a pris de l’ampleur lorsqu’un humoriste de la presse écrite américaine récipiendaire d’un prix Pullitzer, Dave Barry, l’a mentionnée dans l’une de ses chroniques d’humeur.

Depuis, cette journée est devenue un phénomène mondial, davantage souligné dans les pays anglophones. 

Talk like a pirate day (TLAPD), le nom officiel en anglais, est une journée parodique au cours de laquelle il est permis — et même encouragé — de s’exprimer à la manière d’un pirate. Par exemple, au lieu de saluer ses amis en disant bonjour! , les partisans du TLAPD vont plutôt employer l’expression Ohé moussaillon! .

Le 19 septembre, c'est la Journée internationale du Parler Pirate! On démystifie ce langage avec Sacha LalibertéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le « parler pirate » : on démystifie ce langage avec le chroniqueur Sacha Laliberté, samedi, à l'émission Les Malins.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Sacha Laliberté

Comment parler comme un pirate?

1. Remplacer les « é », « ê », par des « es ». Par exemple, le mot « épais » devient « espais »;

2. Rouler abondamment les « r » et supprimer certaines lettres. Par exemple, « B'jour Capt'n » (bonjour capitaine); « À l'aborrrrdage!" » (à l'abordage);

3. Accentuer les voyelles. Par exemple, on prononcera « ICI OTTAWA-Gaaaatiiiinoooo »;

4. Parler du fond de la gorge et ne pas forcément bien articuler, un peu comme si on avait trop bu de rhum;

5. Ponctuer une fin de phrase, avec un "Aaaargh !" (ou alternativement « Arrr! », « Yarrr », « Yarrg », ou même « Darrr »)

Source : le site web Jour de la parlure piratesque-Québec (Nouvelle fenêtre) 

Parler comme un pirate, c’est aussi utiliser un vocabulaire propre au monde marin et composé de vieux mots français. Étonnamment, il n’y a pas si loin entre certaines expressions québécoises et le parler pirate , selon Marck Forget alias capt’n Smoo, un adepte du langage pirate qui réside en Outaouais.

Je pense qu’il y avait du parler pirate dans le québécois de souche, parce que plusieurs des expressions qu’on utilise sont vraiment des expressions pirates , a-t-il expliqué en entrevue avec le chroniqueur de l’émission Les Malins, Sacha Laliberté.

Prenez par exemple la locution virer de bord . Marck Forget croit que cette expression tire son origine des mots bâbord et tribord, associés à la navigation et à la piraterie. Il en est de même pour l’expression péter le feu , influencée selon lui par mettre le feu aux poudres

Bois-sans-soif : saoulon, ivrogne;

Capon : lâche;

Corsaire, Flibustier, Forban, Frères de la côte : pirates;

Donzelle : demoiselle pirate;

Rack, Tafia, Tort-boyaux, Gnôle : rhum ou boissons à base de rhum (par extension, tous types d’alcools);

Saborder : couler un navire, un projet, une personne;

Tanguer, Valdinguer : chambranler, perdre l’équilibre ou marcher croche;

Rafiot : vieux bateau pourri;

Mouiller : jeter l’ancre, s’installer à un endroit;

Molaston : personne à battre;

Mousse, Moussaillon : jeune marin inexpérimenté, apprenti;

Coupe-jarret : endroit dangereux, voire mortel;

Bouffe, Boustifaille / Bouffer, Boulotter : nourriture / Manger;

Bourlinguer : boire de l’alcool;

Bâbord, Tribord, Proue, Poupe : directions. Dans l’ordre : gauche, droite, devant, derrière;

Source : le site web Jour de la parlure piratesque-Québec (Nouvelle fenêtre) 

Des pirates en Outaouais

Mine de rien, la Journée internationale du parler pirate est célébrée depuis 25 ans. Marck Forget alias Capt’n Smoo, y voit la preuve que cette journée et cette façon pittoresque de s’exprimer ne sont pas seulement l’affaire de quelques personnes extravagantes.

Bien que ces chiffres restent à confirmer, il estime que la communauté des pirates compte 350 000 membres à travers le monde. En Outaouais, je crois que nous sommes une soixantaine de pirates qui se fréquentent une fois de temps en temps , évalue-t-il.

Talk like a pirate day (TLAPD), le nom officiel en anglais, est une journée parodique au cours de laquelle il est permis, et même encouragé, de s’exprimer à la manière d’un pirate.

Le 19 septembre est une journée bien connue des amateurs de piraterie, puisque c'est la Journée internationale du « parler pirate ».

Photo : getty images/istockphoto / geniebird

Exprimez-vous comme un pirate

À l’abordage! : commençons, allons-y!;

Appareiller, Larguer les amarres, Mettre les voiles : partir, quitter un lieu;

Branle-bas de combat : préparation; « branle » est l'ancien mot utilisé pour désigner des hamacs. On doit les décrocher et les mettre en bas, c'est-à-dire se réveiller pour combattre ;

Coquin, Cul Rouge, Écrevisse de rempart, Foi Jaune, Gibier de potence, Gredin, Mécréant, Rat de cale, Ruffian, Truand : criminels et vauriens de toutes espèces, à utiliser comme insultes;

Coup de semonce : coup de canon servant d’avertissement, avertissement;

Mise à sac : piller, vider;

Morbleu! Parsambleu! Sapristi! Tonnerre de Brest! Mille millions de mille sabords! : blasphème, juron;

Marcher sur (prendre/sauter sur) la planche : être chassé, châtié;

Marin d’eau douce, Amiral de bateau-lavoir : mauvais marin, imbécile;

Virer de bord : changer de direction ou d’idée;

Source : le site web Jour de la parlure piratesque-Québec (Nouvelle fenêtre) 

Sachez qu’en cette journée, même Google se met de la partie en permettant à ceux qui le désirent de changer les paramètres de leur moteur de recherche en « langue pirate » (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement).

Avec la collaboration de Sacha Laliberté. Suivez-le toutes les semaines à l’émission Les Malins

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !