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Le Liban est toujours sans gouvernement

L’échéance annoncée par le président français est dépassée depuis mardi.

Moustapha Adib, en conférence de presse.

Le premier ministre désigné Moustapha Adib, en conférence de presse au palais présidentiel du Liban.

Photo : Getty Images / AFP/JOSEPH EID

Radio-Canada

Lors de sa seconde visite au Liban le 1er septembre dernier, après l’explosion au port de Beyrouth, le président français, Emmanuel Macron, avait assuré que les partis libanais s’étaient engagés à ce qu’ungouvernement soit formé dans les 15 jours suivants.

Or ce délai est dépassé depuis mardi. Le premier ministre désigné Moustapha Adib n’arrive toujours pas à former son gouvernement.

En raison de l’implication française dans le processus, la présidence française a rendu public jeudi un communiqué dans lequel elle regrette que les parties libanaises ne soient pas arrivées à s’entendre pour former un gouvernement dans les délais annoncés.

Le lendemain, le président Macron s’est entretenu au téléphone avec son homologue libanais, Michel Aoun, pour discuter de la nécessité de poursuivre les efforts pour permettre la formation d'un gouvernement aussi vite que possible, écrit la présidence libanaise sur Twitter.

La France a appelé instamment vendredi les forces politiques libanaises à s'entendre sans délai sur la formation d'un gouvernement de mission pour sortir le pays de la crise.

La raison du retard

Les différents mouvements politiques libanais n’arrivent pas à s’entendre sur la répartition des portefeuilles ministériels, notamment celui des Finances que les partis chiites, Amal et Hezbollah, réclament.

Samir Geagea, chef de file du parti chrétien des Forces libanaises, accuse les partis chiites d’empêcher la formation rapide du gouvernement avec leur demande.

De son côté, le groupe parlementaire chiite accuse certaines parties de chercher l’appui de forces étrangères pour former un gouvernement non représentatif qui serait au service d’un groupe.

Le groupe parlementaire chiite accuse également l’administration américaine de frapper la stabilité du Liban.

Accusations américaines

Les États-Unis ont accusé vendredi le Hezbollah d'avoir multiplié les caches de nitrate d'ammonium dans plusieurs pays européens, semblant suggérer un possible lien entre le mouvement chiite libanais et la récente explosion meurtrière au port de Beyrouth, provoquée par cette substance.

Depuis 2012, le Hezbollah a établi des caches de nitrate d'ammonium à travers l'Europe, en transportant des kits de premiers secours dont les poches de froid instantané contiennent cette substance, a dit le coordinateur américain pour le contre-terrorisme, Nathan Sales.

La France, à qui les États-Unis reprochent de dialoguer avec la branche politique du Hezbollah pour tenter de sortir le Liban de la crise dans laquelle il est plongé, s'est montrée pour sa part très dubitative quant à l'existence de tels agissements sur son territoire.

Aucun élément tangible ne permet de confirmer une telle allégation en France aujourd'hui à notre connaissance, a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

Certains de ces stocks ont été détruits, a indiqué M. Sales.

Nous savons que le Hezbollah a stocké des quantités énormes de nitrate d'ammonium en Europe, a-t-il insisté.
Il a rappelé que Washington demandait une enquête exhaustive, ouverte, transparente et approfondie sur l'explosion de Beyrouth.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Almayadeen

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