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L'audience de certification de l'action collective des familles des FFADA commence lundi

Diane Bigeagle tient une photo de sa fille disparue.

Diane Bigeagle, dont la fille a disparu en 2007, est la représentante du groupe pour cette action collective.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’avocat de Regina qui représente 60 familles de femmes et filles autochtones disparues ou assassinées (FFADA), Tony Merchant, tentera de faire approuver une action collective contre le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada, la semaine prochaine.

Ces familles estiment avoir souffert de la façon dont les enquêtes sur les morts et les disparitions de leurs proches ont été menées.

Les audiences de la Cour fédérale du Canada se tiendront à Regina à partir de lundi et doivent durer 5 jours. L'avocat Tony Merchant affirme que le choix de la capitale saskatchewanaise n’est pas anodin, mais a été fait en reconnaissance du grand nombre de familles touchées dans l’Ouest canadien et en Saskatchewan.

Les décisions de justice ne ramènent pas de vie, déclare Tony Merchant. Mais lorsque vous ne pouvez pas faire condamner le système qui a fait du mal à un groupe de Canadiens, une reconnaissance fera au moins l’affaire.

Nous n’aurons jamais la bonne réponse, car elle aurait été que cela n’arrive jamais, donc c’est le mieux de ce que la société peut offrir aux personnes qui souffrent.

Tony Merchant, avocat

L’avocat cherche à obtenir une réparation pour le groupe de 600 millions de dollars. La représentante du groupe se nomme Diane Bigeagle, originaire de Regina, mère de Danita Faith Bigeagle disparue depuis 2007 et gardienne légale de ses deux enfants.

Ce n’est pas une question d’argent, confie Mme Bigeagle. C'est plutôt le sort des enfants qui me préoccupe. Elle affirme que l’argent demandé permettra à ses petits enfants d’avancer.

La plainte avait été déposée à l’origine en 2018, reprochant aux enquêteurs des négligences et un manque de sérieux dans l’approche de l’instruction.

Une enquête nationale

Tony Merchant affirme que le gouvernement fédéral n’a pas pris en compte les recommandations de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées (ENFFADA).

L’enquête, débutée à l’automne 2016, a entendu les témoignages de près de 1500 membres des familles des FFADA et survivantes.

Dans le rapport final, l’ENFFADA a fait 231 recommandations et qualifié de génocide canadien ce qui est arrivé à ces femmes et filles autochtones. Les clients de Tony Merchant soutiennent que rien n’a été fait pour répondre à ces recommandations.

L'une des principales promesses du gouvernement fédéral était de créer un plan d'action national sur les FFADA.

En mai, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, a affirmé qu'Ottawa retardait la publication de ce plan, en partie à cause de la pandémie COVID-19.

Le gouvernement n’a pas souhaité faire de commentaire à propos de cette action collective.

Avec les informations d'Alex Soloducha

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