•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des policiers dans les bars et restaurants de l’Outaouais ce week-end

L'immeuble abritant le bar Aux 4 jeudis dans le Vieux-Hull près d'un chantier de construction.

Le bar Aux 4 jeudis dans le Vieux-Hull

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Des bars, restaurants et salles de réception de l’Outaouais recevront la visite de policiers au cours du week-end dans le cadre de l’opération, baptisée OSCAR (Opération systématisée comportements à risque).

Celle-ci, annoncée vendredi par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, vise particulièrement les régions désignées comme étant au niveau d’alerte jaune par le gouvernement.

Cette annonce est bien accueillie par plusieurs restaurateurs de la région, qui y voient une façon de renforcer le respect des mesures sanitaires en place.

On n’a aucun problème avec ça, lance le directeur général du café-bar Aux 4 jeudis et du restaurant Pizz’a-za, Alexandre Le Blanc. Il explique même déjà recevoir des visites de courtoisie des policiers presque tous les soirs.

M. Le Blanc dans un bar dans la journée répond aux questions d'un journaliste.

Alexandre Le Blanc, directeur général du café-bar Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La présence policière va juste renforcer le message qu’on tend à donner à nos clients, dit-il. L’établissement tient un registre de présence en plus de s’assurer du respect des mesures sanitaires, explique M. Le Blanc. On aime avoir en main tous les outils pour expliquer aux gens que c’est à prendre au sérieux.

Selon lui, les clients sont très compréhensifs et respectueux des consignes. C’est le même constat au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). On a une population qui est extrêmement coopérative et qui suit bien dans l’ensemble les règles en ce qui a trait à la loi sur la santé publique, explique sa porte-parole Andrée East.

Ce sont tout de même environ 300 établissements disposant d’un permis d’alcool qui seront sujets à des visites des policiers au cours du week-end à Gatineau. En faire 300 en une fin de semaine, ce sera fort probablement impossible, mais il y a plusieurs établissements qui vont être visités cette fin de semaine, indique Mme East.

L'agente East pose à l'extérieur d'un poste de police à Gatineau.

Andrée East, porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG)

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Ça va nous permettre de faire plus de sensibilisation.

Andrée East, porte-parole du SPVG

Le SPVG rapporte une centaine de constats d’infractions en lien avec des rassemblements depuis le début de la pandémie. La porte-parole mentionne qu’il s’agit d’un faible bilan considération le bassin de population de l’Outaouais.

Quand on parle des restaurants et de bars, aucun constat d’infraction n’a été émis dans ce sens-là, ajoute-t-elle. Si on n’a pas eu de plaintes, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de manquement au niveau des règlements, ça veut seulement dire qu’ils ne nous ont pas nécessairement été signalés.

9 nouvelles infections en Outaouais

Vendredi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais rapportait neuf nouvelles infections à la COVID-19.

Maintenant 1066 personnes ont contracté le virus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 910 sont rétablies et 122 cas sont actifs. Toujours 34 décès sont survenus.

Quatre personnes sont hospitalisées, dont une aux soins intensifs. Une éclosion est toujours en cours à la résidence McConnell, où six cas de coronavirus ont été confirmés.

Une autre fermeture serait catastrophique, selon l’UTBQ

Peter Sergakis, président fondateur de l’Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ) estime qu’il faut à tout prix éviter une deuxième fermeture des bars dans la province. On est content que le gouvernement mette la police pour s’assurer que tout le monde suit les consignes de la santé publique, a-t-il déclaré.

Le président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis.

Le président fondateur de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une autre fermeture des bars au Québec, ça va être la catastrophe totale.

Peter Sergakis, président fondateur de l’UTBQ

Même si l’achalandage doit être limité, les tenanciers de bars veulent continuer d’accueillir des clients. On veut opérer tout le temps, jusqu’à ce que la pandémie finisse. Ce n’est pas payant quand même, c’est dur, mais c’est mieux que rien, explique le président fondateur.

Avec les informations de Nafi Alibert et Josée Guérin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !