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Une marche dans les rues de Sept-Îles pour dénoncer les violences à caractère sexuel

Plusieurs personnes marchent sur le trottoir du boulevard Laure à Sept-Îles.

La marche, organisée par le CALACS de Sept-Îles, a attiré plus d'une vingtaine de personnes.

Photo : Jessica Bourgeois

Radio-Canada

Une vingtaine de personnes ont marché dans les rues de Sept-Îles, vendredi soir, pour dénoncer les violences à caractère sexuel. Il s’agit de l'un des événements organisés sur la Côte-Nord dans le cadre de la 39e Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes.

Les personnes se sont rassemblées au musée Shaputuan et se sont rendues, à pied, jusqu’au coin du boulevard Laure et de la rue Smith.

Dans un communiqué, le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Pointe du jour de Sept-Îles précise que cette marche avait pour but de souligner le courage des victimes et de reconnaître et de célébrer leur parcours, quel qu’il soit.

Une vingtaine de personnes attendent à un feu de circulation.

Les participants ont marché du musée Shaputuan jusqu'au bureau de Poste Canada sur le boulevard Laure.

Photo : Jessica Bourgeois

Une vague de dénonciations

Selon les organisatrices de la marche, la vague de dénonciations de violences sexuelles sur les médias sociaux, cet été, a permis de mettre en lumière l’ampleur du problème.

L’agente de prévention dans les écoles secondaires pour le CALACS de Sept-Îles, Jessica Bourgeois, croit que cette vague de dénonciations a donné le courage à plusieurs femmes de dénoncer leur agresseur.

Toutefois, elle remarque que malgré cette hausse des dénonciations en ligne, les demandes d’aide au CALACS n’ont pas augmenté. Un phénomène qu’elle attribue en partie à la pandémie de COVID-19, qui complique les interventions.

C’est aussi l’avis de la coordonnatrice et intervenante au CALACS de Sept-Îles, Martine Michel. Elle estime même que les actes de violences sexuelles ont augmenté depuis le confinement, mais que les femmes osent moins dénoncer. Elle croit aussi qu’en raison des impacts de la pandémie, certaines femmes n’ont pas nécessairement l’énergie d’entreprendre des démarches pour obtenir de l’aide.

Martine Michel, coordonnatrice et intervenante au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) la pointe du jour de Sept-Îles

Martine Michel, coordonnatrice et intervenante au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La pointe du jour de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada

D'autres événements sur la Côte-Nord

À Baie-Comeau, le CALACS Lumière Boréale a animé un atelier sur le harcèlement au travail en collaboration de la Ville. Samedi, une marche pour souligner le courage des victimes ainsi qu’un atelier d’écriture auront aussi lieu.

Du côté de Forestville, une marche silencieuse aura lieu samedi après-midi. Ce silence sera brisé par la présentation de témoignages de victimes de violences sexuelles, inspirée par la vague de dénonciations sur les médias sociaux.

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