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Un Cabaret de la résistance ouvre le Festival international de la littérature

La femme regarde sur le côté.

Michelle Corbeil est codirectrice générale et directrice artistique du FIL.

Photo : Yves Renaud

Radio-Canada

Le Festival international de la littérature (FIL) s’ouvre vendredi soir avec le Cabaret de la résistance, une idée de Michelle Corbeil et d’Olivier Kemeid vue comme « une prise de parole ». La distribution, composée entre autres d’Evelyne de la Chenelière, Alain Farah, Marie-Thérèse Fortin et Robert Lalonde, lira des textes où ce thème est exploré sous différents angles : politique, social et sexuel.

Si l’expression se réinventer a été entendue à toutes les sauces depuis le début de la pandémie et que plusieurs personnes du milieu artistique l’ont qualifiée de galvaudée, l’équipe du FIL a pris la balle au bond et a fait de cette formulation son mantra.

En entrevue avec la chroniqueuse culturelle Eugénie Lépine-Blondeau, la codirectrice générale et directrice artistique de l’événement, Michelle Corbeil, avoue qu’un déclic est survenu lorsqu’elle a assisté à l’un des spectacles intimes du groupe Dear Criminals, au Lion d’Or.

Quand j’ai vécu ce moment, j’ai pleuré. Comme plein de gens, d’ailleurs. Je voyais le Lion d’Or vide, derrière, et je voyais ces artistes chanter. Quand j’en suis sortie, je me suis dit : "J’ai vécu un moment tellement extraordinaire, et j’étais toute seule". À un moment donné, on ne savait pas si les salles allaient rouvrir; je me suis dit que même si on allait faire quelque chose devant 10 personnes [pour le FIL], j’allais le faire devant 10 personnes [, peu importe].

Honorer les lieux culturels

Si plusieurs festivals ou événements ont eu lieu en ligne, le FIL propose des événements en présentiel dans des salles, mais également à l’extérieur, ou encore en ligne.

Certaines prestations ou différents spectacles auront lieu à divers endroits, dont La Chapelle, la Place des Arts, le Théâtre Outremont, le Quat’sous, le Lion d’Or ou la Grande Bibliothèque, pour n’en nommer que quelques-uns. Michelle Corbeil explique qu’il était important pour le FIL d’honorer les lieux culturels, délaissés pendant des mois en raison de la pandémie.

Les activités en ligne deviennent incontournables dans le contexte d’imposition de mesures sanitaires strictes. Au FIL, on ne parle toutefois pas de captations en direct, mais plutôt de créations élaborées pour le numérique.

C’est le cas de l’événement Les inoubliés du printemps. C’est parce qu’elle a trouvé refuge dans les livres, pendant la période de confinement, que Michelle Corbeil a eu l’idée d’une lecture publique mise en ligne, dans un habillage de circonstance. Elle souhaitait que ces romans, sortis au début de l’année, ne sombrent pas dans le tourbillon de la pandémie.

Pas même le bruit d’un fleuve, d’Hélène Dorion, Chasse à l’homme, de Sophie Létourneau, La géographie du bonheur, de Véronique Marcotte, et Pour qui je me prends, de Lori Saint-Martin, seront donc lus par des actrices.

On s’est dit qu’on allait faire de la vidéo avec ça, qu’on allait chercher des images, de la musique, pour créer de petits univers très particuliers, qui se rapprochaient de chacun des romans.

Ces romans-là, pour moi, sont les "inoubliés" du printemps. Je ne voulais pas que ces romans passent inaperçus.

Michelle Corbeil

Le FIL, qui s’ouvre vendredi, a lieu jusqu’au dimanche 27 septembre.

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