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Fin de la bulle avec le Témiscouata : des propriétaires de résidence secondaire frustrés

Une affiche indique là où se diriger avec son véhicule au poste de contrôle.

Resserrement de la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick, le 18 septembre 2020, pour éviter la propagation du nouveau coronavirus.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

La décision de Fredericton de resserrer la frontière entre le Madawaska, au Nouveau-Brunswick, et la Municipalité régionale de comté (MRC) de Témiscouata, au Québec, cause des maux de tête aux propriétaires de résidence secondaire néo-brunswickois.

Plusieurs résidents du nord-ouest du Nouveau-Brunswick traversent régulièrement la frontière durant l’été pour se rendre à leur chalet dans la MRC du Témiscouata.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick contrôle étroitement sa frontière depuis l'hiver, mais au début du mois d'août, il a assoupli les règles qui régissaient les aller-retour entre avec deux régions du Québec, le Témiscouata et le Madawaska.

Les gens qui habitent dans ces régions peuvent traverser la frontière du Nouveau-Brunswick pour visiter des proches ou pour faire des emplettes sans s’isoler 14 jours à leur retour.

Mais en raison de l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 dans le Bas-Saint-Laurent, ces excursions d’une journée ne sont plus permises depuis jeudi.

Cela pose toutefois problème aux Néo-Brunswickois qui possèdent des résidences secondaires au Témiscouata.

C’est le cas du maire de la Communauté rurale du Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet, qui se rend à sa roulotte au bord du lac Jerry en été et en automne.

On ne peut pas aller et hiverner nos installations. Si j’y vais, cela signifie que je dois me mettre en isolement pendant 14 jours lorsque je reviens [au Nouveau-Brunswick], déplore-t-il.

Peter Tobin, un Québécois de Rivière-du-Loup, a quant à lui un chalet du côté du Nouveau-Brunswick. Comme l'isolement obligatoire s'applique seulement à ceux qui arrivent au Nouveau-Brunswick de l'extérieur de l'Atlantique, il peut se rendre à son chalet du lac Unique, dans le Madawaska, pratiquement toutes les fins de semaine, Il peut ensuite retourner à sa résidence principale, au Québec, sans avoir à se mettre en quarantaine.

Je me présente au poste frontalier au lac Baker, je lui donne mon identification et puis je m’en vais [à mon chalet]. Je n’ai pas le droit de sortir du terrain. Je n’ai pas le droit d’aller nulle part. Je n’ai pas le droit d’avoir de la visite chez-moi ou rien de ça, explique le québécois.

Les gens du Madawaska se demandent pourquoi Fredericton permet toujours à des Québécois comme Peter Tobin de traverser la frontière pour se rendre à leur chalet au Nouveau-Brunswick, si le contraire n’est plus possible pour les Néo-Brunswickois qui veulent se rendre à leur chalet au Québec.

Selon le maire Ouellet, la médecin hygiéniste en chef aurait à tout le moins semblé ouverte à la possibilité d'accorder des exemptions pour ceux qui voudraient fermer leurs installations avant le début de l'hiver. Aucune annonce officielle n'a toutefois été faite en ce sens au moment d'écrire ces lignes.

D'après le reportage de Bernard LeBel

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