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Les promesses de l’épicerie Mottola, ouverte dans True North Square à Winnipeg

Un homme regarde la caméra, avec en arrière-plan une section de l'épicerie.

Le gérant et propriétaire de la nouvelle épicerie Mottola, Bobby Mottola, est aussi le gérant d'Academy Hospitality.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Radio-Canada

La nouvelle épicerie Mottola au centre-ville de Winnipeg comblera les bouches fines, mais aidera-t-elle les résidents du quartier qui vivent dans un désert alimentaire?

Cinq jours après l’ouverture de sa toute nouvelle épicerie dans le True North Square, Bobby Mottola est un homme heureux.

C’est super! C’est une période passionnante pour nous, affirme le gérant et propriétaire de la nouvelle épicerie Mottola. Également propriétaire d’Academy Hospitality, il possède d’autres restaurants dans le complexe et gère Yard Burger, Good fight Taco, Rose Bar et Gusto North.

Cette épicerie était attendue : au cœur du complexe adjacent à l’aréna True North, elle est appelée à devenir un lieu de rencontre pour les Winnipégois et un rendez-vous des amateurs de produits de qualité.

Une vitrine avec des salades et sandwichs divers.

La nouvelle épicerie fine de True North Square, dans le centre-ville de Winnipeg, offre notamment des sandwichs et des salades.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Ses tablettes comptent ainsi plus de 1000 produits, dont une centaine sont introuvables ailleurs au Manitoba, selon Bobby Mottola. Aux fruits, légumes et autres produits locaux s'ajoutent plusieurs produits recherchés et importés.

L'épicerie a aussi une cuisine. 22 cuisiniers y travaillent et les finissants du programme d’études culinaires au collège Red River peuvent y faire des stages.

Le cuisiner Jesse Friesen explique que Bobby Mottola est conscient qu’il existe un problème de nourriture gaspillée dans les épiceries. Pour lui, être gérant d’une épicerie et de plusieurs restaurants est donc une solution pour éliminer le gaspillage alimentaire.

Jesse Friesen donne en exemple les tomates fraîches invendues : les cuisiniers de l’épicerie peuvent en faire une sauce qui sera ensuite utilisée dans les plats des différents restaurants.

Selon Bobby Mottola, l’épicerie a attiré plus de 100 personnes par jour depuis son ouverture. Un nombre qui serait probablement différent sans le contexte de la pandémie, dit-il.

L’épicier peut espérer profiter des complexes d’habitation, espaces commerciaux et places d’affaires qui l’entourent. Trois édifices sont en construction du côté ouest de la rue Carlton : un hôtel, un immeuble de condos et le nouveau siège social de Wawanesa Insurance.

Une femme regarde la caméra en souriant.

Pour la directrice des communications de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du centre-ville de Winnipeg, Pamela Hardman, l'épicerie est un ajout intéressant au quartier.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

La directrice des communications de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du centre-ville de Winnipeg, Pamela Hardman, pense que l’épicerie peut être suffisamment attrayante pour amener plus de gens à fréquenter le centre-ville.

L’épicerie Motolla contribue à la vitalité du centre-ville et aidera à y attirer des gens qui autrement seraient allés ailleurs, dit-elle.

Mais pour la députée provinciale d’Union Station, Uzoma Asagwara, l’ouverture d’une épicerie fine n’offre pas de solutions aux 70 000 résidents des alentours qui vivent, dit-elle, dans un quartier considéré comme un désert alimentaire.

Un homme assis à  un bureau sourit au photographe

Le directeur général de Food Matters Manitoba, Rob Moquin.

Photo : Food Matters Manitoba

Le directeur général de Food Matters Manitoba, Rob Moquin, ajoute que les deux autres seuls commerces situés tout près, où il est possible de trouver des aliments pas trop chers, sont le Giant Tiger et le Dollar Tree.

Les résidents doivent toujours se déplacer plus loin pour faire leur épicerie, déplore Rob Moquin. C’est un coût additionnel qui ajoute un fardeau aux difficultés financières déjà existantes dans plusieurs familles.

Une femme regarde la caméra en souriant.

La députée provinciale d'Union Station, Uzoma Asagwara, rappelle que la zone du centre-ville dans laquelle se trouve l'épicerie fine Mottola est un désert alimentaire.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Uzoma Asagwara, qui fait ses emplettes au Giant Tiger, constate aussi que c’est insuffisant. Ce qui manque encore dans cette section du centre-ville, selon elle, c’est un commerce offrant un large éventail de produits et qui soit accessible pour toutes les bourses.

Bobby Mottola est conscient de la situation. Même si son commerce vend des produits plus recherchés, dit-il, il essaie d’en avoir qui soient abordables, en plus de tenter d’éradiquer le problème de nourriture gaspillée dans les épiceries.

Avec des informations de Zoé Le-Gallic Massie

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