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Moratoire sur la chasse à l'orignal : « c'est notre territoire », dit le chef de Lac Barrière

Un membre d'une communauté autochtone s'est approché d'un camion pour discuter avec le chauffeur.

L’accès aux chasseurs à l'orignal est refusé à des points de contrôle installés le long des jonctions de la route 117.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Radio-Canada

Des Algonquins de Lac-Barrière et de Kitigan Zibi bloquent le passage aux personnes qui veulent chasser l'orignal dans la réserve faunique La Vérendrye.

Ils réclament un moratoire complet sur la chasse à l'orignal sur leurs territoires ancestraux. On va continuer d'être ici pendant des semaines mois et années jusqu'à ce qu'il y ait des actions posées par le gouvernement du Québec et la SÉPAQ , dit le chef de Kitigan Zibi, Dylan Whiteduck. Il ajoute que l'inventaire confirme qu'il y a une baisse d'orignaux puis Québec et le SÉPAQ continuent de donner des permis c'est inacceptable.

Plusieurs personnes sont rassemblées à l'extérieur. Un drapeau flotte au vent.

Un autre barrage est établi dans la réserve algonquine des Kitigan Zibi, dans La Vallée-de-la-Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Un inventaire aérien réalisé par le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs a confirmé la diminution du cheptel d’orignaux dans ce secteur et les communautés autochtones s’inquiètent pour leurs activités de subsistance. C’est la même chose qu’avec leurs vaches, leurs vaches c’est à eux autres, si on allait tuer toutes ces vaches-là, nous aussi on serait dans la merde!, lance une manifestante rencontrée sur place.

Notre journaliste Jean-Marc Belzile parle un peu plus loin avec des personnes qui participent à la mise en place des barrages.

Au moins 4 barrages ont été érigés à l’entrée de chemins forestiers qui donnent accès à des pourvoiries et des camps de chasse.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Ils choisissent de chasser pour la photo, la fierté, pour s'amuser pour nous c'est de la subsistance et si le gouvernement ne fait rien il n'y aura plus d'orignaux, comme c'est le cas pour le caribou , dénonce le chef de Kitigan Zibi, Dylan Whiteduck.

Les manifestants laissent passer certaines personnes qui veulent chasser d’autres gibiers que l’orignal, mais ils promettent de patrouiller le territoire, jusqu’à la mi-octobre si c’est nécessaire pour empêcher les chasseurs de tuer des orignaux.

On a quelques chasseurs qui tentent d'entrer et on les retourne. Ils ne sont pas contents, mais ils n'ont pas le choix. C'est notre territoire, avant on voyait 5-6 orignaux juste en allant à Maniwaki et on en voit pratiquement jamais maintenant, soutient Casey Ratt, chef de Lac Barrière.

Des pancartes en français et en anglais décrivent l'étude et enquête sur la population d'orignal et demandent aux chasseurs de ne pas chasser.

Un point de contrôle installé le long des jonctions de la route 117, dans la réserve faunique La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Je demande aux gens de rester chez eux, on essaie de sauver la population d’orignaux. Nous avons une pourvoirie qui a tué 19 femelles l’an dernier, une autre a tué 60 orignaux, c’est au-dessus d’une centaine d’orignaux sont sortis de cette route et on ne laissera pas ceci se reproduire cette année. C’est ma cuisine, c’est mon garde-manger là derrière., explique un autre manifestant.

Jusqu’à maintenant, tout semble se dérouler dans le calme. La Sépaq a relocalisé des chasseurs dans d’autres secteurs pour éviter d’augmenter la tension.

- Avec les informations de Jean-Marc Belzile

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