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L'enseignement à distance n'est pas prêt à des fermetures d’écoles, selon les syndicats

Un enfant devant un ordinateur regarde son enseignant écrire des additions au tableau.

Les enseignants du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne sont pas prêts à donner des cours à distance.

Photo : getty images/istockphoto / pinstock

Radio-Canada

Alors qu'une école sur dix est actuellement touchée par la COVID-19 au Québec, l'inquiétude est palpable concernant l'enseignement à distance au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les enseignants sont loin de se sentir prêts à un éventuel reconfinement.

Armés de tous les protocoles d'urgence soumis par les centres de services scolaires, le ministre de l'Éducation assure que les écoles sont prêtes pour l'enseignement à distance.

Entre la théorie et la pratique, il y a toute une marge , prévient la présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière, Nicole Émond.

Pour l'instant ce n'est pas réaliste de passer en 24 h de l'enseignement en présentiel à distance.

Nicole Émond, présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière

Le gouvernement a débloqué 150 millions de dollars pour acheter de l'équipement informatique à prêter aux élèves ou aux professeurs.

Le matériel serait majoritairement disponible, mais pas prêt à l’utilisation , selon le président du syndicat de l'enseignement du Saguenay, Jean-François Boivin.

Ce qu'on entend aussi c'est que le Ministère a donné beaucoup de sous pour acheter du matériel scolaire. Il manque de techniciens pour pouvoir formater tous ces outils-là et en plus, ce n'est pas tout le monde qui est au même niveau au niveau technologique. Il y a des professeurs qui vont avoir besoin de formation pour pouvoir justement utiliser ces outils-là.

La présidente du syndicat de l'enseignement de la Jonquière, Nicole Émond, précise également qu’il n’y a pas de temps offert pour que les enseignants se forment ou se préparent.

Encore une fois, il y a des choses envisagées, mais c'est par-dessus notre tâche. Donc le gouvernement nous impose un protocole, mais pas de sous qui va avec, pas de libération. Donc on envisage d'offrir des plages horaire où les enseignants devront se pratiquer, mais par-dessus leur tâche, par-dessus leurs corrections, par-dessus leur préparation, donc par-dessus tout, il faudra qu'ils trouvent des petits trous pour se pratiquer , conclut-elle.

Pour sa part, le Séminaire de Chicoutimi, un établissement d'enseignement privé, se dit prêt à l'enseignement à distance alors que les appareils mobiles sont au centre du programme depuis déjà huit ans.

D'après un reportage de Catherine Paradis.

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