•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Surveillance des bars : loin d'un « état policier », croit Labeaume

33795e0dc63c4a12ba7b05aa1e6053d9

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Le maire de Québec Régis Labeaume et des propriétaires de bars voient d’un bon œil l’opération OSCAR, qui vise à intervenir auprès des clients récalcitrants dans les bars et restaurants de la province cette fin de semaine.

On n’est pas à la veille d’avoir un état policier. N’exagérons rien. Le problème, c’est une question de santé publique, a commenté le maire de Québec à Montréal, vendredi.

J’ai moins de problèmes avec l’intervention policière et je pense qu’au Québec, ils le font de façon intelligente et raisonnée.

Plus de 1000 bars, restaurants et autres salles de réception du Québec recevront la visite de policiers en fin de semaine, dans le cadre d'une opération visant à s’assurer du respect des consignes sanitaires pour la COVID-19.

L'opération, baptisée OSCAR (Opération systématisée comportements à risque), visera des établissements licenciés de partout au Québec, mais une attention plus particulière sera portée aux établissements qui se trouvent dans des zones jaunes (préalerte).

Des propriétaires de bars satisfaits

Les propriétaires de bars voient d’un bon œil l’opération policière et surtout, le fait que les clients pourront être pénalisés.

On est content. Déjà, depuis une semaine ou deux, les policiers ont fait une visite dans nos commerces et nous ont vraiment aidés, explique Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec

Renaud Poulin porte un veston beige et une chemise à carreaux, il parle devant un micro, il est dehors devant une terrasse d'un restaurant

Renaud Poulin de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec

Photo : Radio-Canada

Certains individus ne voulaient pas collaborer et ils n’avaient pas d’infraction. Ça va vraiment les rendre plus dociles pour la question des règlements.

Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec

Il croit que cette opération pourrait dissuader les personnes porteuses du virus de se rendre dans un bar.

C’est une mesure supplémentaire qui va nous aider. Pas de problème pour ceux qui respectent les règles. Les policiers vont intervenir seulement avec ceux qui ne veulent pas collaborer.

Discrétion demandée dans les restaurants

Les restaurateurs espèrent que les policiers feront preuve de discrétion lors de leurs interventions.

C’est sûr que des policiers qui rentrent dans un restaurant, c’est toujours inquiétant pour la clientèle, estime Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon situé dans le quartier Limoilou.

Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon à Québec, en entrevue dans son commerce

Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon à Québec

Photo : Radio-Canada

On n’est pas trop inquiet, on se fie sur la discrétion du service de police.

Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon

Il rappelle que chacun a son rôle à jouer, alors que la grande majorité des restaurants respectent les consignes.

Il s’explique mal les consignes du gouvernement qui visent les restaurants, alors qu'on y déplore très peu d’éclosions et que les fêtes privées sont particulièrement dénoncées par les autorités

C’est sûr que c’est plus facile d’imposer des mesures supplémentaires aux commerces que des gens dans leur domicile, croit M. Dumas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !