•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Il y a longtemps qu’il y a débat sur les pourboires dans les restaurants

Un serveur apporte à une table des assiettes aux clients dans un restaurant.

Le pourboire dans les restaurants provoque depuis longtemps des débats variés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les pourboires dans les restaurants sont un sujet à débat depuis longtemps au Canada et au Québec. Devrait-on le rendre obligatoire? Quel en devrait être le montant? Et pourquoi seulement aux serveurs? Un débat qui a trouvé sa place dans nos archives.

Faut-il laisser un pourboire dans les restaurants?

Si à peu près personne ne conteste la pertinence de la règle qui dicte de laisser un pourboire aux gens servant dans les restaurants, son application donne parfois des maux de tête aux clients.

Quel est le montant qu’on devrait accorder? Y a-t-il d’autres salariés à qui il serait convenable de laisser des pourboires?

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

5 sur 5, 26 janvier 2003

Ce sont des questions d’étiquette dont discute la journaliste Annie Hudon avec Denise Bisson qui enseigne cette matière au Collège Mérici de Québec.

L’entrevue est présentée à l’émission 5 sur 5, le 26 janvier 2003.

Le pourboire existe parce qu’il complète un salaire qui est moins élevé pour ceux et celles qui servent dans les restaurants.

Il est aussi de mise de laisser un pourboire parce que les serveurs doivent les déclarer comme revenus aux gouvernements.

Idéalement, on devrait ajouter 15 % au total de l’addition.

Ce montant peut cependant diminuer à 10 % dans des restaurants où le service est rapide ou pas très élaboré.

Par contre, si vous demandez une bouteille de vin à 400 $, il faut que vous laissiez également un pourboire de 15 % pour cette dernière.

Il faut aussi parfois accorder des pourboires à d’autres salariés.

C’est le cas par exemple de ceux qui travaillent dans des salons de coiffure.

Dans ce reportage, Annie Hudon interroge des passants dans la rue sur leur pratique en ce qui concerne le pourboire dans les restaurants.

On constate qu’une majorité débourse un montant qui avoisine celui recommandé par l’étiquette.

Le pourboire devrait-il être inclus dans l’addition?

Le service automatique inclus dans la facture donnerait aux gens à pourboire les avantages sociaux qu’ils n’ont pas présentement, soit l’assurance-chômage, l’indemnisation corporelle, etc.

Nicole Demers, 1982

En Europe, j’ai pu le constater, lorsque le pourboire est inclus, les gens laissent quand même quelque chose de tangible. Ce qui fait qu’en pratique, le pourboire devient 20 % ou 25 %.

Guy Deshaies, 1982

Il est donc recommandé d'ajouter 15 % de pourboire aux gens qui nous servent dans les restaurants.

Mais ce pourboire devrait-il être laissé à la discrétion du client ou encore devrait-il être automatiquement intégré à l’addition?

En 1982, la question est soulevée lors d’une commission parlementaire à l’Assemblée nationale du Québec. Le débat est sur la place publique.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Au jour le jour, 17 novembre 1982

Le 17 novembre 1982, les co-animateurs de l’émission Au jour le jour, France Castel et Normand Harvey, invitent des gens du secteur de la restauration et un journaliste pour discuter de cette question.

Nicole Demers est serveuse dans un restaurant depuis 19 ans.

Elle aimerait bien que le pourboire soit automatiquement ajouté à l’addition. Selon elle, cela donnerait accès à de meilleurs avantages sociaux aux serveurs.

Claude Blanche, de l’Association des restaurateurs du Québec, est pour sa part opposé à l’obligation d’intégrer le pourboire dans l’addition.

Il évoque notamment l’augmentation des charges sociales qui, forcément, alourdiraient le prix des repas consommés au restaurant.

Or, ce prix des repas pris au restaurant est déjà très élevé au Québec par rapport au reste de l’Amérique du Nord, affirme Claude Blanche.

Dans ce contexte, le gouvernement du Québec serait malavisé d’adopter une mesure qui alourdirait davantage les additions.

Quant au journaliste du journal Le Devoir Guy Deshaies, il évoque l’abolition de la liberté du client de donner ce qu’il veut.

Il s’inquiète aussi que, dans les faits, les clients aillent quand même donner un supplément au pourboire obligatoire.

Seulement à ceux qui nous servent?

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Téléjournal, 12 septembre 2017

Le Téléjournal, dans son édition du 12 septembre 2017, pose une question additionnelle.

Doit-on laisser un pourboire seulement à ceux qui nous servent dans les restaurants? Ce pourboire devrait-il être réparti équitablement avec d’autres membres du personnel?

Dans un bref reportage, le journaliste Laurent Therrien interroge Eve-Lyne Couturier de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS).

Cette dernière estime que le pourboire devrait être distribué à tout le personnel travaillant dans un restaurant.

Cela représenterait mieux toute la chaîne de production présente dans ce genre d’établissement.

L’animateur Patrice Roy poursuit la discussion avec Julie Faucher, professeure en gestion à l’Institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec (ITHQ).

Elle aussi se demande si l'on ne devrait pas mieux partager les pourboires dans les restaurants, avec le personnel des cuisines par exemple.

Cette répartition pourrait aider à combattre la grave pénurie de personnel que l’on retrouve dans le secteur de la restauration.

La proposition ne semble cependant pas trop plaire aux serveurs.

Si le personnel qui sert doit partager les pourboires, affirme un gérant de restaurant, plusieurs vont quitter le métier.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.