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Ottawa va dédommager la famille de Marylène Levesque

La jeune femme de 22 ans a été tuée en janvier dernier dans un hôtel de Québec.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Photo de Marylène Levesque souriante, à l'extérieur, en train de faire des travaux

Marylène Levesque

Photo : remise par la famille

Le gouvernement fédéral va dédommager la famille de Marylène Levesque, froidement assassinée dans un hôtel de Québec. Radio-Canada a appris qu’une entente à l'amiable est intervenue au cours des derniers jours.

Selon nos informations, Service correctionnel Canada et au moins un autre organisme fédéral étaient menacés de poursuite. Ils auraient réglé avec la famille en médiation.

Les modalités de ce règlement et le montant qui sera versé ne seront pas divulgués en raison d’une entente de confidentialité. La famille n’a pas voulu commenter les informations de Radio-Canada.

Il s'agit d'une version corrigée. Une version précédente de cet article identifiait à tort le deuxième organisme fédéral ayant négocié une entente à l'amiable avec la famille de Marylène Lévesque.

Marylène Levesque a été tuée en janvier dernier dans un hôtel de Québec par Eustachio Gallese. L’homme de 51 ans était en semi-liberté après avoir été reconnu coupable du meurtre de sa conjointe survenu en 2004.

Depuis les événements, des amis et des membres de la famille ont soulevé de nombreuses questions. On reproche notamment à la Commission des libérations conditionnelles d’avoir permis à Gallese, en accord avec Service correctionnel Canada, de fréquenter des salons de massage pour assouvir ses besoins sexuels.

Service correctionnel Canada a alors annoncé l'ouverture d'une enquête interne conjointe avec la Commission des libérations conditionnelles.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec.

Photo : Radio-Canada

« Huit mois c'est très court »

Cette entente survient donc huit mois après le meurtre de la jeune femme de 22 ans et au moment où l’enquête interne des deux organismes fédéraux vient de reprendre après une suspension de plusieurs semaines.

Je suis surpris qu’on arrive aussi vite à une entente.

Me Pierre Tabah, avocat spécialisé en droit correctionnel

L’avocat spécialisé en droit correctionnel, Me Pierre Tabah, parle d’organismes gouvernementaux opaques et qui n’aiment pas aller sur la place publique .

Ça me fait dire, selon ce que j’ai vu dans le passé, qu’il y a des éléments troublants, il y a des éléments pour lesquels c’est beaucoup mieux de régler avec la famille que d’aller plus loin , affirme Me Tabah.

Il ajoute qu’habituellement, ce sont des instances gouvernementales qui vont aller jusqu’au fond quand ils pensent qu’ils ont raison .

Service correctionnel Canada et la Commission des libérations conditionnelles n’ont pas voulu commenter le dossier.

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