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Minsk accuse l'ONU et l'UE d'ingérence

Un homme en complet est assis et se prend la tête. Une affiche devant lui indique Bélarus.

Un représentant de la délégation du Bélarus écoute des discours lors de l’ouverture de la 45e session du Conseil des droits de l’homme plus tôt cette semaine à Genève.

Photo : Reuters

Reuters

Le gouvernement du Bélarus a qualifié vendredi de « dangereux précédent » une motion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, l’accusant d'ingérence dans ses affaires intérieures.

Le Conseil des droits de l'homme a approuvé vendredi cette résolution proposée par l'Union européenne, qui donne l'autorisation à Michelle Bachelet, haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, de surveiller de près la situation au Bélarus et de produire d'ici la fin de l'année un rapport contenant des recommandations.

La proposition, que le ministre bélarusse des Affaires étrangères Vladimir Makei a décrite comme étant absolument artificielle, a été adoptée après une longue journée de débats au forum de Genève, qui compte 47 pays membres. L'ancienne république soviétique n'en fait pas partie.

M. Makei a aussi déclaré que le Bélarus se devrait de riposter si l'Union européenne décidait d'appliquer des sanctions supplémentaires contre Minsk, riposte qui se traduirait par des sanctions aussi bien contre les représentants d'organismes européens que contre ceux des pays membres.

Le ministre bélarusse a de plus annoncé que ces sanctions pourraient affecter les accréditations accordées aux membres d'organismes de presse internationaux leur permettant d’exercer leurs activités sur le territoire.

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