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Madrid serre la vis à près d'un million de personnes

Environ 850 000 personnes ne peuvent plus sortir de leur quartier, sauf en cas de première nécessité.

Deux femmes portant un masque passent devant une publicité où l'on voit une autre femme portant un masque.

Deux femmes portant un masque passent devant une publicité de clinique dentaire, vendredi, dans le quartier de Vallecas, à Madrid.

Photo : Reuters / SERGIO PEREZ

Agence France-Presse

Débordée par l'explosion de cas de COVID-19, la région de Madrid a annoncé vendredi une stricte limitation de la liberté de mouvement d'environ 850 000 personnes afin de tenter de freiner la deuxième vague de l'épidémie.

Les habitants des zones concernées, qui représentent 13 % de la population de la région, ne pourront sortir de leur quartier que pour des raisons de première nécessité comme aller travailler, se rendre chez le médecin ou amener les enfants à l'école. Ils pourront, en revanche, se déplacer librement au sein de ce quartier.

De la même manière, l'entrée dans ces zones, sauf pour ces raisons de première nécessité, sera interdite.

Il faut éviter l'état d'alerte imposé au printemps par le gouvernement central et qui aurait eu pour conséquence d'empêcher tout mouvement, ainsi que le confinement et le désastre économique, a insisté la présidente de la région, Isabel Diaz Ayuso, en annonçant ces mesures lors d'une conférence de presse.

Dans ces quartiers ou communes, situés en particulier dans le sud défavorisé de la capitale, les parcs seront fermés, alors que les magasins, les bars et les restaurants devront limiter leur capacité d'accueil à 50 %.

Par ailleurs, le nombre de personnes pouvant se réunir sera ramené de dix à six dans l'ensemble de la région.

Ces mesures entreront en vigueur lundi pour une durée de deux semaines.

Soumise au printemps à l'un des confinements les plus stricts au monde, l'Espagne a vu depuis juillet l'épidémie repartir à une vitesse galopante, jusqu'à devenir le pays ayant le nombre de cas rapporté à sa population le plus élevé de l'Union européenne.

Représentant le tiers des nouveaux cas et des nouveaux décès du pays, Madrid est la région générant le plus d'inquiétudes en raison de la capacité de ses habitants à diffuser le virus dans toute l'Espagne depuis une métropole peuplée de 6,6 millions d'habitants, qui est aussi un carrefour sur le plan des transports.

L'Espagne, l'un des pays européens les plus durement frappés par la pandémie de COVID-19, a dépassé cette semaine les 30 000 décès et 600 000 cas confirmés, selon les chiffres officiels.

Plus de 13 000 nouveaux cas en France, dont un ministre

Un homme portant un uniforme de protection, un masque et des gants ajuste un bonnet sur sa tête.

À Marseille, un professionnel de la santé revêt les équipements de protection requis avant d'entrer dans une salle où se trouve une personne atteinte de la COVID.

Photo : Reuters / ERIC GAILLARD

La France a enregistré 13 215 nouveaux cas de COVID-19 en 24 heures, nouveau record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays, et 123 nouveaux décès, selon les chiffres publiés vendredi par Santé publique France.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé en soirée qu'il fait partie du lot et qu'il s'est isolé, tout en précisant ne présenter aucun symptôme et continuer à exercer ses fonctions.

J'ai été testé positif à la COVID-19 ce soir. Je me suis immédiatement mis à l'isolement à mon domicile, conformément aux règles sanitaires édictées par le gouvernement. Je ne présente aucun symptôme. Je resterai à l'isolement pendant 7 jours. Je continue à exercer mes fonctions, a fait savoir M. Le Maire, 51 ans, sur Twitter.

Quelque 3626 malades de la COVID-19 ont été hospitalisés dans les sept derniers jours, soit 403 de plus que la veille, dont 571 sont en réanimation, a indiqué le service public de santé.

Selon un avis de la Haute Autorité de santé (HAS) rendu vendredi, les tests salivaires pourront être utilisés en France pour détecter les infections par le nouveau coronavirus, mais uniquement chez les personnes présentant des symptômes.

Les pouvoirs publics espèrent que l'arrivée des tests salivaires permettra de réduire les délais des tests de COVID-19, actuellement trop longs dans le pays.

Début septembre, le ministre de la Santé Olivier Véran avait reconnu un allongement de ces délais (en moyenne 3,5 jours, selon lui), des files d'attente à Paris ou ailleurs, mais avait affirmé que l'accès aux tests allait s'améliorer d'ici deux à trois semaines.

La HAS, en revanche, ne recommande pas les tests salivaires pour les personnes sans symptômes, chez qui on raterait plus de 75 % des infections en raison de performances insuffisantes, a indiqué la Pre Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS), au cours d'une conférence de presse en ligne.

Les tests salivaires permettent de déceler la présence du matériel génétique du coronavirus à partir d'un simple prélèvement de salive. C'est une démarche plus facile, plus rapide et moins désagréable que le prélèvement actuel de référence, qui nécessite l'introduction d'un long écouvillon profondément dans le nez.

On conseille de réserver [les tests salivaires] en priorité à ceux pour qui le test dans le nez est difficile.

Pre Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la Haute Autorité de santé

Parmi eux, les enfants qui ont une rhinite et qui vont au cabinet du médecin, les personnes très âgées ou celles qui ont des troubles psychiques.

Le test salivaire nécessite de cracher dans un tube : il peut être fait en médecine générale, on peut le faire chez soi, il suffit comme pour un test urinaire de l'apporter au laboratoire, selon la Pre Le Guludec. Cela ne va pas changer la technique [d'analyse], mais sans doute réduire les queues devant les laboratoires.

Depuis le début de l'épidémie, au moins 31 249 décès liés à la COVID-19 ont été enregistrés en France, dont 20 689 en milieu hospitalier.

La Grèce ferme ses cinémas

Le gouvernement grec a annoncé vendredi un renforcement des mesures de protection face à la résurgence des cas de COVID-19, en particulier dans la région d'Athènes, fermant à nouveau ses cinémas et revenant partiellement au télétravail dans les secteurs public et privé.

À partir de lundi et pour les deux prochaines semaines, les cinémas ainsi que les concerts en salle comme en plein air seront fermés, a annoncé à la presse le porte-parole du ministère de la Santé, Gkikas Magiorkinis.

Dans un pays qui compte désormais plus de 14 700 cas de contamination, en augmentation notable, surtout dans la capitale et sa région, les rassemblements seront limités à neuf personnes, tandis que les mariages, baptêmes et funérailles ne pourront réunir plus de 20 personnes.

Le gouvernement demande en outre que 40 % des employés des secteurs public et privé travaillent de chez eux, partout où c'est possible. Les arrivées et les départs du lieu de travail doivent se faire progressivement, en quatre vagues si possible.

Le gouvernement est prêt à prendre de nouvelles mesures pour freiner la propagation du coronavirus en Attique, qui comprend la capitale Athènes, a déclaré le premier ministre Kyriakos Mitsotakis, lors d'une téléconférence sur le coronavirus avec les ministres concernés.

Parmi les mesures annoncées en fin de journée, il est fortement recommandé aux personnes âgées et vulnérables de rester à domicile, à moins d'une absolue nécessité, d'éviter les contacts avec l'extérieur et les transports en commun.

Les autorités ont annoncé vendredi 339 nouveaux cas de coronavirus, ce qui porte le total de cas dans le pays à 14 738, dont la moitié dans la région d'Athènes, qui compte le tiers de la population grecque. Et 327 personnes ont succombé au virus, dont deux dans les dernières 24 heures.

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