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Nathalie Bondil poursuit le MBAM pour 2 millions de dollars

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal

Nathalie Bondil a été directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal pendant 14 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’ex-directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) Nathalie Bondil, renvoyée par l’établissement muséal il y a un peu plus de deux mois, a déposé vendredi une poursuite contre son ancien employeur.

Nathalie Bondil s’est adressée à la Cour supérieure pour réclamer des membres du conseil d’administration du MBAM qu’ils lui versent un million de dollars en réparation des dommages moraux causés par leur conduite abusive, illégale et fautive.

À cela s’ajoute un autre million de dollars en dommages et intérêts punitifs pour atteinte à sa dignité, son honneur et sa réputation qui, d’après la demanderesse, menacent de mettre un terme à sa carrière en raison de propos calomnieux, mensongers et diffamatoires.

Elle et son équipe demandent aussi – si elle obtient gain de cause – que la décision du tribunal soit publiée sur le site Internet du musée pendant au moins trois mois.

Selon le document transmis à la Cour par ses avocats, Mme Bondil continue de rejeter catégoriquement les allégations de harcèlement psychologique formulées par le conseil d'administration du MBAM et certains de ses ex-employés.

Les défendeurs ont orchestré, mené et continuent de mener, intentionnellement, une campagne de salissage et de destruction de la réputation de Mme Bondil, dans le seul et unique but de masquer la véritable raison qui les ont poussés à congédier intempestivement et malicieusement Mme Bondil.

Extrait de la demande introductive d’instance en dommages et intérêts

Cette raison, maintient Nathalie Bondil, est son refus de soutenir publiquement l’embauche de la conservatrice en chef du musée.

Le document légal dresse par ailleurs une longue liste de mesures et d’initiatives, sous sa direction, pour assurer des relations de travail saines au sein de l’organisation.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le Musée des beaux-arts de Montréal.

Bondil poursuit le Musée des beaux-arts de Montréal pour 2 M$

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Deux enjeux, deux cadres légaux

Dans une entrevue au micro de l'émission radiophonique Le 15-18, vendredi après-midi, la juge à la retraite Suzanne Coupal a souligné les particularités de cette poursuite, qui comporte deux volets bien distincts.

D’abord, elle réclame la somme d’un million de dollars en dommages moraux, ce qui est sous le coup du Code civil, observe l'ex-juge, elle réclame aussi un million de dollars en dommages-intérêts punitifs, ce qui est régi par la Charte des droits et libertés.

Cette seconde accusation sera un peu plus difficile à prouver que la première, selon Suzanne Coupal, car en plus de démontrer que Mme Bondil a subi un préjudice, il faudra prouver que ce préjudice était volontaire, qu'il y avait une atteinte illicite et intentionnelle, qu'on a voulu lui faire mal. On doit démontrer que le comportement est inacceptable.

Bien que les montants réclamés puissent paraître élevés, la notoriété et le bagage professionnels de Mme Bondil dans le milieu relativement restreint des musées pourraient pousser un juge à trancher en faveur d'une compensation exemplaire s'il donne raison à la demanderesse. Il y a peu de personnes avec sa stature qui peuvent occuper le poste qu'elle occupait, explique Mme Coupal. Les musées, dans le monde, occuper le poste de directeur, c'est prestigieux.

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