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Le massothérapeute Patrick Chénard témoigne à la reprise de son procès

Patrick Chénard devant le palais de justice.

Patrick Chénard, à l'extérieur du palais de justice de Rimouski, en janvier 2020 (archives).

Photo : Radio-Canada

Le massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard a témoigné à la reprise de son procès lundi. L’homme de 28 ans fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef d’exploitation sexuelle.

Les faits allégués se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Après le témoignage de 11 plaignantes, à la fin janvier, le procès avait été ajourné.

Lors de la reprise des audiences, lundi, la défense a présenté son premier témoin : l’accusé, Patrick Chénard.

L’avocat Yves Desaulniers a d’abord interrogé son client sur sa formation universitaire en kinésiologie et en massokinésiothérapie.

Il lui a ensuite demandé de décrire comment se déroule généralement un massage suédois de détente.

Le témoin a décrit chacun de ses mouvements dans le moindre détail, en employant une multitude de termes techniques.

Patrick Chénard a entre autres décrit le massage des fessiers comme une étape habituelle de ses massages parce que ces muscles sont très sollicités au quotidien.

Il a aussi indiqué que certains des gestes qu’il exécute lors du massage des cuisses peuvent se faire près des parties génitales, mais que le bout de ses doigts demeure à plus d’un pouce de celles-ci.

En parlant de mouvements qu’il effectue sur le haut du corps de ses clientes, l’accusé a précisé que sa main restait éloignée de la poitrine. Le contact est impossible , a-t-il affirmé.

Selon l'avocat de la défense, l'accusé devrait rester à la barre des témoins durant plusieurs jours.

L'accusé va témoigner cette semaine sur différents sujets et ça va être la même chose pour les jours à venir.

Yves Desaulniers, avocat de la défense

Le procès reprendra donc mardi avec la suite du témoignage de l’accusé.

La requête de preuve de faits similaires déposée par la couronne a par ailleurs été admise par le juge Jules Berthelot. Ce type de preuve peut servir à démontrer un comportement répétitif ou à établir la crédibilité des témoins et de leurs versions des faits.

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