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Une voyageuse déplore l’« incohérence » des règles sur la quarantaine à T.-N.-L.

Sophie Gagnon demande que les nouvelles règles pour les travailleurs navetteurs s'appliquent à tous les voyageurs.

Sophie Gagnon.

Sophie Gagnon, une résidente de Saint-Jean, critique la sévérité des règles actuelles sur l'auto-isolement.

Photo : Gracieuseté - Sophie Gagnon

Sophie Gagnon vient de sortir de 14 jours de quarantaine. Son voisin, un travailleur navetteur, vient lui aussi de compléter une période en auto-isolement. Mais les deux résidents de Fort Amherst, un quartier de maisons accrochées à la roche près de l’entrée du port de Saint-Jean, ont eu deux expériences bien différentes.

Mme Gagnon est retournée à Terre-Neuve le 2 septembre, après avoir passé l'été en France, où elle a rendu visite à la mère de son conjoint, âgée de 80 ans. En vertu des règles provinciales et fédérales, elle a dû passer 14 jours en quarantaine stricte dès son retour.

Comme son voisin, un pilote d’hélicoptère, est travailleur navetteur, il est assujetti à des règles beaucoup moins sévères. L’isolement obligatoire dure moins longtemps et les règles encadrant la quarantaine sont moins rigides.

Parce qu’il est rotational worker, il a le droit de marcher, d’aller faire du vélo, d’aller faire des activités à l’extérieur, explique l’enseignante suppléante, qui a passé ses deux semaines d’auto-isolement toute seule dans une maison sans cour.

La maison de Sophie Gagnon.

La maison de Sophie Gagnon dans le quartier Fort Amherst, à Saint-Jean, n'a pas de jardin.

Photo : Gracieuseté - Sophie Gagnon

Protéger la santé mentale

Le 9 septembre, la province a assoupli les règles sur la quarantaine pour les travailleurs faisant la navette (communément appelée fly-in, fly-out) — une décision prise en raison des impacts des périodes successives de confinement sur la santé mentale.

Dès le cinquième jour de leur isolement, les travailleurs navetteurs arrivant d’une autre province canadienne peuvent appeler le service 811 pour subir un test de dépistage. Une fois déclarés négatifs, ils peuvent sortir de la maison après une semaine d’auto-isolement, au lieu de 14 jours.

De plus, pendant leur quarantaine, ils peuvent aussi quitter leur propriété pour se balader, faire de l’exercice ou conduire en auto — s’ils le font tout seuls.

Depuis l’entrée en vigueur des modifications, il n’y a eu aucun nouveau cas de COVID-19 lié à un travailleur navetteur et Sophie Gagnon affirme que ces nouvelles règles moins strictes devraient s'appliquer à tous les voyageurs.

Il y a une incohérence, soutient-elle. Pourquoi, les [autres] gens, on ne peut pas aller sortir une fois par jour?

Je n’irais pas faire mes courses, je n’irais pas travailler. La seule chose que je veux, c’est d’aller, une fois par jour, faire de l’exercice à l’extérieur.

Sophie Gagnon

Aucun changement pour le moment, signale la Santé publique

Mais en conférence de presse, jeudi, la médecin hygiéniste en chef de Terre-Neuve-et-Labrador, la Dre Janice Fitzgerald a signalé que la province ne prévoit pas assouplir les règles concernant la quarantaine des voyageurs qui ne sont pas travailleur navetteur — au moins pour le moment.

Janice Fitzgerald.

La médecin hygiéniste en chef de Terre-Neuve-et-Labrador, la Dre Janice Fitzgerald, le 17 septembre 2020.

Photo : Gracieuseté - Gouvernement de T.-N.-L.

Elle a noté que les autorités veulent que les règles fédérales (pour les voyageurs arrivant de l’extérieur du Canada) et provinciales (pour les voyageurs arrivant d’une province à l’extérieur de la bulle atlantique) encadrant les voyages personnels restent généralement les mêmes pour éviter la confusion.

Dans les deux cas, une quarantaine stricte de 14 jours est actuellement nécessaire.

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