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À Edmonton, des interventions policières plus musclées en 2020

Une auto-patrouille du Service de police d'Edmonton.

La police d'Edmonton a davantage fait usage de la force en 2020, par rapport à l'année précédente, selon un rapport.

Photo : CBC

Radio-Canada

Selon un rapport présenté jeudi à la Commission de la police d’Edmonton, les forces de l’ordre de la Ville (EPS) ont fait davantage usage de la force lors de leurs interventions menées au cours des six premiers mois de 2020 par rapport à la même période l’année dernière.

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2020, les agents de police ont signalé 1290 incidents dans lesquels ils ont fait usage de la force. Ce chiffre s’établissait à 1153 en 2019, soit une augmentation de près de 12 % entre les deux.

Selon le chef de la police, Dale McFee, qui s’est exprimé devant la Commission, plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Il y a beaucoup de facteurs conflictuels ici en ce moment : la COVID-19, le ralentissement de l'économie, George Floyd et l'utilisation de la méthamphétamine, dit-il.

Pour la première fois en trois ans, les appels les plus courants ayant abouti à un usage de la force concernaient la santé mentale, apprend-on dans le rapport semi-annuel.

Cette conclusion n’est pas surprenante, selon le commissaire de police Laurie Hawn. Je pense que c’est l’un des effets de la COVID-19. Les personnes ayant déjà des problèmes de santé mentale deviennent un petit peu moins rationnelles à cause de toutes les choses qui se passent dans leur vie, dit-il.

Toujours selon le rapport, le mois d’avril 2020 détient le record du plus grand nombre d’incidents dans lesquels la force a été utilisée, durant les cinq dernières années (245). Les incidents dans lesquels un taser ou une arme ont été utilisés ont aussi augmenté, alors que ceux nécessitant l'utilisation du vaporisateur poivré ont baissé (- 47 %).

Des changements à venir?

En revanche, ce que le rapport ne montre pas, ce sont des statistiques concernant l’origine ethnique des suspects mis en cause. Dale McFee pense que cela pourrait changer. Nous sommes en train d'étudier la faisabilité d’un tel projet avec Statistique Canada pour voir si l'on peut faire ça sans mettre les policiers et les civils dans une situation inconfortable, explique-t-il.

Selon lui, l'EPS espère également impliquer les civils dans les futurs entraînements qui visent à enseigner quand et comment utiliser la force lors des interventions. Nous essayons de voir si on peut demander à des particuliers, qui représentent la diversité des communautés, d'assister à un comité consultatif pour nous, explique M. McFee. De cette façon, il espère que ceux-ci pourront amener une perspective différente sur ces entraînements.

Avec les informations de Janice Johnston

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