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Transport aérien en région : un appel d’offres public réclamé

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Avion dans le Nord

L’abandon d’aéroports régionaux par Air Canada force la réorganisation du transport aérien au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

Le gouvernement québécois n’a pas encore annoncé quelle avenue il allait privilégier pour assurer des vols à des prix abordables entre les régions et les grands centres. Toutefois, une idée semble faire consensus chez des élus de l’Est-du-Québec : celle de lancer un appel d’offres public.

Ce modèle aurait déjà fait ses preuves en Australie et dans les régions rurales des États-Unis. Selon ce modèle, le plus bas soumissionnaire l'emporte et gère sa flotte d'avions. Le service de billetterie, lui, serait assuré par un organisme public.

Il s'agit d'un modèle similaire à celui du train de banlieue de Montréal, explique Daniel Côté, président du comité sur le transport aérien de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

On vient réguler le marché et le système, donc on n'est pas laissés à une entreprise privée qui peut décider du jour au lendemain de nous desservir, de ne plus nous desservir et d'augmenter le prix des billets.

Daniel Côté, président du comité sur le transport aérien de l'UMQ
Le maire de Gaspé, Daniel Côté

Daniel Côté, maire de Gaspé et président du comité sur le transport aérien de l'UMQ

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Une interventioncruciale des gouvernements

Peu importe le modèle choisi, le directeur de l'Observatoire de l'aéronautique et de l'aviation civile à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Mehran Ebrahimi, estime qu'une intervention de Québec et d'Ottawa est cruciale pour éviter qu'une seule compagnie, comme Air Canada, revienne et dicte, à elle seule, le marché.

C’est pour ne pas qu'un acteur puisse être un élément perturbateur et que le marché soit, en quelque sorte, conforme à ses désirs. Pour ne pas qu’il puisse être là quand il veut, qu’il parte quand il veut, mais si quelqu'un veut venir pendant qu’il n’est pas là, qu’il revienne et baisse les prix. Ça, ça ne peut pas continuer, estime-t-il.

Mehran Ebrahimi, spécialiste de l’aviation, portant des lunettes et une petite barbe. Il regarde la caméra alors qu'il est interviewé dans nos studios de Montréal.

Mehran Ebrahimi, spécialiste de l’aviation

Photo : Radio-Canada

Québec doit annoncer sa décision

Québec doit normalement faire connaître les scénarios qu'il juge les plus réalistes la semaine prochaine, lors de la prochaine rencontre du comité sur le transport aérien régional.

Parmi les modèles qui sont sur la table, il y a encore la coopérative proposée par Treq.

Selon Gaétan Lelièvre, membre fondateur de la coopérative de transport aérien régional Treq, l'arrivée de Pascan aviation dans des aéroports régionaux délaissés par Air Canada ne changerait pas les plans d'offrir des vols abordables à bord de plus gros avions de 78 places.

On essaie de présenter un nouveau modèle de développement des régions avec un modèle dont le premier élément ne serait pas la rentabilité des actionnaires, mais plutôt la qualité et l'accessibilité d'un service aérien en région.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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