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Des acheteurs campent pour réserver leur future maison à Embrun

Des tentes sont installées sur le terrain d'une maison modèle à Embrun.

Un campement improvisé a pris forme aux abords d’une maison modèle dans un quartier développé par l’entreprise Maisons Saca, à Embrun, dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Dans l’est ontarien, des acheteurs dorment à l'extérieur depuis plusieurs jours pour réserver leur future maison. Des tentes sont apparues en bordure d’une maison modèle d’un entrepreneur en construction en début de semaine à Embrun.

L’entreprise qui développe le projet résidentiel, Maisons Saca, va rendre dix lots disponibles tôt vendredi matin. Tout cela selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Natasha Migicovski fait partie des acheteurs potentiels à s’être installés dans le campement improvisé dans l’espoir de mettre la main sur un des lots.

Ça va bien. Tout le monde est gentil. On rencontre nos nouveaux voisins, lance-t-elle à la blague.

Natasha Migicovski accorde une entrevue à l'extérieur.

Natasha Migicovski fait partie des quelques dizaines de campeurs qui font la queue depuis le début de la semaine afin d’ajouter leur nom sur une liste leur permettant de se faire construire une maison l’été prochain.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Les gens sont très curieux. Les voisins ont beaucoup de questions. Beaucoup de gens passent. Ils n’y croient pas. Être au point où il faut que tu couches dehors pour avoir une maison... Et on ne parle pas d’une nuit. On parle d’une semaine, s’étonne Alain Plante, gérant de service chez Maisons Saca.

Alain Plante accorde une entrevue à l'extérieur.

Alain Plante, gérant de service chez Maisons Saca à Embrun, constate une forte croissance de la demande.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

L’entrepreneur fait preuve de prudence. Il écoule ses lots au compte-gouttes. Cette approche est essentiellement attribuable à la volatilité des prix des matériaux.

Depuis la COVID-19, les coûts sont extrêmement imprévisibles. Le coût du bois a presque doublé dans les dernières semaines, rapporte M. Plante.

Surenchères

Le nombre de maisons sur le marché continue d’être insuffisant pour répondre à la demande dans l’ouest des Comtés unis de Prescott et Russell, une région où le prix moyen d’une maison unifamiliale est beaucoup moins élevé qu’à Ottawa.

Les gens se battent pratiquement pour obtenir une maison. Il y a souvent des surenchères sur la plupart des maisons qui sont mises sur le marché en ce moment. On parle, dépendamment de la région, de 20 à 25 % de différence de prix. Ça peut vouloir dire entre 50 000 $, 70 000 $, 90 000 $ de différence, constate Éric Fournier, agent immobilier.

Pour beaucoup de vendeurs, comme Natasha Migicovski, le coup en vaut la chandelle. Elle et son conjoint vont vendre leur maison en rangée pour en acheter une beaucoup plus spacieuse.

Notre maison [actuelle], c’est un trois chambres « townhouse à Orléans. Ici, c’est un single family de quatre chambres pour le même prix ou presque, compare-t-elle.

Avec les informations de Denis Babin.

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