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L’augmentation des cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent inquiète sur la Côte-Nord

Martin Ouellet, député péquiste de René-Lévesque

Martin Ouellet, député péquiste de René-Lévesque

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Sur la Côte-Nord, le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet, est préoccupé par l’éclosion de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent en raison des liens familiaux et économiques entre les deux régions.

Le Bas-Saint-Laurent est tombé au niveau préalerte, mardi, en raison d’une rapide augmentation de cas parmi ses résidents. Certains bars, restaurants et magasins ont fermé leurs portes le temps que leurs employés subissent un test de dépistage du nouveau coronavirus.

Martin Ouellet s’inquiète des nombreuses allées et venues de personnes entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent.

Il y a des travailleurs qui viennent, il y a des gens qui vont voir leur famille de l’autre côté. On a des gens aussi qui vont avoir des soins de santé plus spécialisés du côté de Rimouski. On a un lien.

Il est aussi d’avis que la situation au Bas-Saint-Laurent illustre bien ce qui pourrait se passer sur la Côte-Nord si les cas devaient augmenter de façon considérable.

La situation est préoccupante et ça nous donne aussi une indication, si la Côte-Nord devait flamber comme le Bas-Saint-Laurent présentement, à quoi on pourrait s’exposer.

La Côte-Nord sera divisée en sous-régions, assure le CISSS

De son côté, le Centre intégré de santé de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord confirme qu’il tiendra compte des particularités de chaque sous-région advenant des éclosions de cas de COVID-19 qui forceraient la santé publique à changer le niveau d'alerte régional.

C’est ce qu’a affirmé le président-directeur général par intérim de Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Claude Lévesque, au micro de l'émission Bonjour la Côte, jeudi.

Il explique que le centre de santé pourrait décider qu'en cas d'éclosion, seule la MRC ou la sous-région touchée pourrait changer de niveau d'alerte. Claude Lévesque ajoute que ces différents scénarios sont actuellement étudiés de près par son équipe.

Si j’ai trois cas dans les territoires de la Basse-Côte-Nord, ça ne veut pas dire la même chose que si j’ai trois cas [ailleurs]. Dans ce cas-là, notre territoire pourrait être sous-divisé en territoire.

Capture d'écran de Claude Lévesque et le Dr Richard Fachehoun assis pour un point de presse en visioconférence.

Le président-directeur général par intérim, Claude Levesque (gauche) et le Dr Richard Fachehoun (droite) lors d'un point de presse. (archives)

Photo : Capture d'écran

Planifier une possible éclosion

Le CISSS de la Côte-Nord étudie aussi comment les hôpitaux de la région pourraient répondre à des éclosions de COVID-19.

Claude Lévesque estime que ce plan de délestage permettra de maintenir les services prioritaires en milieu hospitalier tout en libérant du personnel et de l'espace pour soigner les patients atteints de la COVID-19.

Par exemple, Claude Lévesque affirme que le centre de santé pourrait diminuer ses interventions chirurgicales tout de suite et ne garder que les cas qui sont prioritaires comme les cas de cancer, par exemple. Ou encore, délester des activités de réadaptation pour donner davantage des soins de services.

Claude Lévesque précise aussi que son équipe tient des discussions régulièrement avec les autorités des régions voisines comme le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

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