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Un tribunal administratif entend les opposants au quartier de divertissement

Une pancarte indiquant l’emplacement du futur casino sur le Kingsway.

La Ville du Grand Sudbury dit que les appelants n'ont pas réussi à démontrer que la Ville a enfreint la loi.

Photo : CBC/Jamie-Lee McKenzie

Radio-Canada

Les audiences du Tribunal d’appel de l’aménagement local (TAAL) sur l’emplacement du nouvel aréna de la Ville du Grand Sudbury dans le quartier de divertissement Kingsway ont repris jeudi.

Le projet du quartier de divertissement Kingsway (KED), du promoteur Dario Zulich, comporte un hôtel, un casino, ainsi qu’un aréna municipal censé remplacer l’édifice âgé situé au centre-ville de Sudbury.

Le TAAL entend la cause du militant sudburois Steve May ainsi que celle de l’Association du secteur d’aménagement commercial de Sudbury, du groupe citoyen Casino Free Sudbury et de l’entrepreneur Tom Fortin.

L'aréna actuel du Grand Sudbury.

L'aréna au centre-ville de Sudbury a été construit en 1951.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Alors que Steve May s’oppose à l'emplacement de l'aréna en périphérie, les autres appelants argumentent également contre la construction d’un casino.

L’avocat Gordon Petch, qui représente les trois appelants s’opposant au casino, a plaidé jeudi matin que toutes les études nécessaires n’ont pas été menées pour évaluer l’impact économique et social d’un casino à proximité d’un quartier résidentiel.

Le casino serait construit dans un quartier où vivent des résidents typiquement vulnérables à la dépendance au jeu, allègue-t-il.

C’est là une condition préalable qui aurait dû être traitée dès le début.

Me Gordon Petch, avocat

Il demande au TAAL d’obliger la ville à engager un consultant indépendant pour évaluer l’impact économique et social de ce projet.

Portrait d’un homme devant un bâtiment.

Me Petch représente le militant anticasino Tom Fortin, le théologien Christopher Duncanson-Hales et l’association Downtown Sudbury.

Photo : CBC/Robin DeAngelis

L’avocat de la Ville du Grand Sudbury, Stephen Watt, rejette en bloc l’idée que les études nécessaires n’ont pas été faites.

La Ville a déjà complété un vaste processus de consultation sur la présence d’établissements de jeu, dit-il.

Il n’y a pas eu d’efforts pour duper le système : il y a eu beaucoup d’études, j’en compte au moins dix.

Me Stephen Watt, avocat pour la ville du Grand Sudbury

Les appelants n’ont pas pu démontrer que la Ville n’avait pas respecté les déclarations de principe prévues dans la Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario dans l’adoption du règlement municipal permettant le déplacement de l’aréna vers le quartier de divertissement, selon lui.

L’avocat du promoteur Dario Zulich, Daniel Artenosi, a fait écho aux propos de son collègue, arguant que Steve May et les autres appelants se servent plutôt de leurs temps de parole pour faire avancer l’argument que l’aréna devrait demeurer au centre-ville.

Un appel [devant le TAAL] ne sert pas à confronter deux projets concurrents, dit-il.

Il renchérit que la question des études insuffisantes a déjà été traitée devant la Cour supérieure plus tôt cet été, un argument qu'appuie l’avocat Andrew Jeanrie, qui représente la compagnie Gateway Casinos.

L’avocat Gordon Petch a d’ailleurs évoqué d'entrée de jeu la possibilité de faire appel de la décision rendue par le juge Gregory Ellies le 4 septembre.

Le militant Steve May a pour sa part dénoncé un manque d’attention à l’impact lié au changement climatique de ce changement d'emplacement de l’aréna.

La Ville a manqué à son devoir de suivre une série de politiques, y compris le Plan d’améliorations communautaires pour les centres-villes, dans l’approbation du site KED pour le nouvel aréna, dit-il.

Les avocats de la Ville, de Gateway Casinos et du promoteur Dario Zulich ont tous fait remarquer que Steve May exprime des opinions sur des questions d’aménagement urbain sans être un planificateur lui-même, et que ses arguments sont donc irrecevables.

Les audiences se sont terminées jeudi.

Une décision sera rendue par le vice-président du TAAL, David Lanthier, à une date indéterminée.

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