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Le Nouveau-Brunswick resserre sa frontière pour les résidents du Témiscouata

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Un point de contrôle à la frontière du Nouveau-Brunswick, le 22 juin 2020.

Un point de contrôle à la frontière du Nouveau-Brunswick, le 22 juin 2020.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Les Québécois qui résident dans la municipalité régionale de comté de Témiscouata ne seront plus autorisés à entrer au Nouveau-Brunswick pour des excursions d'une journée, annonce jeudi après-midi le gouvernement de la province maritime.

La mesure entre en vigueur immédiatement.

À moins d’une exemption spéciale, les personnes qui se rendent au Témiscouata ou qui en reviennent doivent à nouveau s’auto-isoler pendant 14 jours lorsqu’ils entrent au Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre néo-brunswickois, Blaine Higgs, dit prendre cette décision concernant les résidents du Témiscouata, une région du Québec située à la frontière nord-ouest du Nouveau-Brunswick, en raison de l’augmentation du nombre de cas confirmés de COVID-19 dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Les résidents de la région peuvent traverser la frontière pour des raisons jugées essentielles par le Nouveau-Brunswick, par exemple pour des rendez-vous médicaux, pour un emploi approuvé par le gouvernement ou pour des questions de garde partagée des enfants.

Point de contrôle à Edmundston à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec.

Point de contrôle à Edmundston à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec, en mars 2020

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Le Nouveau-Brunswick demande que les gens qui désirent entrer dans la province s’enregistrent et obtiennent une autorisation de séjour ou de passage. Les autorisations ayant déjà été approuvées pour les résidents de la région du Témiscouata sont invalidées, indique-t-on.

Le 1er août, le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait assoupli les restrictions sur les déplacements à sa frontière avec le Québec. On permettait aux habitants des municipalités régionales de comté (MRC) d’Avignon et de Témiscouata, et de la Première Nation de Listuguj d’entrer au Nouveau-Brunswick pour des séjours d’une journée.

Impacts économiques dans les collectivités frontalières

À Edmundston, le maire Cyrille Simard n'est pas étonné de la décision du gouvernement néo-brunswickois.

Ça ne vient pas comme une surprise. C'était assez clair de la part des autorités à l'effet que lorsque les conditions allaient changer, il n'était pas impossible que l'on retourne en arrière, dit le maire. Il souhaite que ce recul dure le moins longtemps possible.

Cathy Pelletier, la directrice générale de la Chambre de commerce de la région d'Edmundston, évoque les impacts économiques d'une telle décision.

C'est pour le bien-être de tous les gens, de tous les citoyens, convient-elle. Ça n'aide pas au niveau du développement économique, mais pas du tout, avertit-elle cependant. Il va falloir sérieusement, mais sérieusement que le gouvernement pense à réfléchir à une aide particulière pour aider notre industrie, dans la région, parce que ce n'est évident.

D'autres restrictions à venir?

Le Forum des maires du Restigouche demande à Blaine Higgs de ne pas procéder à une fermeture intempestive des frontières avec la Gaspésie.

J'espère que le gouvernement actuel va prendre le temps de regarder la situation dans Avignon , plaide Charles Bernard, le président du Forum des maires du Restigouche.

Le maire de Balmoral, au Nouveau-Brunswick, Charles Bernard.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Avignon va jusqu'à Matapédia à peu près va jusqu'à Maria. Cette zone-là, jusqu’à date, ne semble pas être affectée outre mesure. Alors faudrait pas juste fermer la frontière pour fermer la frontière , dit-il.

Sans minimiser les impacts du coronavirus, M. Bernard rappelle que les secteurs frontaliers du Nouveau-Brunswick et du Québec sont très interdépendants.

Pascal Bujold, le maire de Pointe-à-la-Croix, la communauté québécoise située face à Campbellton, souhaite que la bulle atlantique continue d'inclure la MRC d'Avignon. Il rappelle que l'intransigeance du Nouveau-Brunswick sur la question de la frontière provinciale est une situation qu'on déplore depuis le début dans sa région.

On aimerait vraiment que la bulle persiste et qu'on puisse continuer de l'avoir, dit M. Bujold. L'instauration d'une bulle nous a permis de faire notre quotidien de façon plus facile.

Des personnes de dos, en file d'attente.

Des gens faisaient la file cette semaine à Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent, pour subir un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Au Québec, on annonçait jeudi 10 nouveaux cas d'infection par le coronavirus dans la région du Bas-Saint-Laurent, pour un total de 143 nouveaux cas dans les huit derniers jours.

Il y avait jeudi deux cas actifs de COVID-19 au Nouveau-Brunswick. Au total, 194 personnes ont contracté la maladie pulmonaire depuis le début de la pandémie et deux en sont mortes.

L’état d’urgence depuis 6 mois au Nouveau-Brunswick

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a par ailleurs renouvelé une fois de plus l’état d’urgence jeudi.

Décrété pour la première fois le 19 mars, l’état d’urgence, qui donne des pouvoirs spéciaux au gouvernement, doit être reconduit toutes les deux semaines.

Avec des renseignements de Sophie Désautels, Bernard LeBel et Patrick Bergeron

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