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Incompréhension au Témiscouata après le resserrement à la frontière du Nouveau-Brunswick

Une voiture à un barrage frontalier.

Un barrage à la frontière provinciale entre le Nouveau-Brunswick et le Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Radio-Canada

Les résidents du Témiscouata ne peuvent plus entrer au Nouveau-Brunswick pour des excursions d’une journée, une mesure qui sème la confusion auprès d'élus de la région.

Cette décision est motivée par la hausse récente de nouveaux cas de COVID-19 dans le Bas-Saint-Laurent.

Nous devons être prudents et continuer à fournir notre part d’efforts pour garder le Nouveau-Brunswick en sécurité et ralentir la propagation de la COVID-19, indique le premier ministre Higgs par voie de communiqué.

Les résidents de la municipalité régionale de comté d’Avignon et de la Première Nation de Listuguj peuvent toujours se rendre dans la province voisine pour une journée s’ils ont enregistré leur voyage au préalable auprès de la santé publique du Nouveau-Brunswick.

Pour ceux de la MRC de Témiscouata, seuls les voyages pour des raisons essentielles comme des rendez-vous médicaux, un emploi approuvé et la garde partagée d’enfants seront autorisés.

Le maire de Dégelis, Normand Morin, s'explique mal cette décision puisque la grande majorité des nouveaux cas de COVID-19 ne se trouvent pas dans cette région.

La bulle était avec le Témiscouata et non avec le Bas-Saint-Laurent, martèle-t-il, soulignant que seuls huit nouveaux cas ont été recensés dans la MRC. Une hausse pas si majeure par rapport à l’éclosion dans le Bas-Saint-Laurent.

On sait très bien que les trois municipalités touchées sont Kamouraska, Rivière-du-Loup et Rimouski, souligne M. Morin.

Je ne comprends pas moi non plus parce que la Matapédia, qui a 14 cas alors que nous en avons 17, ça leur reste ouvert, lance de son côté la préfète de la MRC, Guylaine Sirois. Alors je comprends mal [la décision du Nouveau-Brunswick].

Mme Sirois appréhendait toutefois une révision des règles concernant la bulle Atlantique à l'automne. Pour l'instant, la préfète souhaite rétablir des liens et continuer de communiquer avec les interlocuteurs au Nouveau-Brunswick.

Pas de surprise du côté d'Edmundston

De l'autre côté de la frontière, le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, ne se dit pas surpris outre mesure par la décision de la province.

Ça ne vient pas comme une surprise. C'était assez clair de la part des autorités à l'effet que lorsque les conditions allaient changer, il n'était pas impossible que l'on retourne en arrière, explique-t-il.

M. Simard souhaite toutefois que ce recul dure le moins longtemps possible.

Les règles encadrant les déplacements entre certaines régions du Québec et le Nouveau-Brunswick avaient été assouplies le 1er août dernier après plusieurs manifestations dans l'Est-du-Québec.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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