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Une nouvelle librairie indépendante ouvre ses portes à Regina

Annabel Townsend, assise sur un canapé vert dans sa librairie, lit un livre.

Environ une semaine après l'ouverture de sa librairie, Annabel Townsend dit sentir l'engouement des Réginois pour son commerce et ses livres.

Photo : Raphaële Frigon

Déterminée à combler le manque de librairies indépendantes à Regina, Annabel Townsend a récemment décidé d'ouvrir sa propre librairie rue Albert, au centre-ville.

Celle qui est arrivée du Royaume-Uni il y a quelques années dit s'ennuyer de ces lieux où l’on peut prendre son temps pour bouquiner et découvrir de nouveaux auteurs.

Les gens sont très enthousiastes à l'idée d'avoir une nouvelle librairie en ville.

Annabel Townsend, libraire

Pour encourager les clients à flâner dans les rayons, son commerce comprend aussi un petit café, l'autre passion d’Annabel Townsend. Elle a même défendu une thèse de doctorat sur le sujet à l’Université de Sheffield, en Angleterre.

C’est d'ailleurs ce qui a inspiré le nom de sa librairie, The Penny University. Elle explique qu'à Londres, au 17e siècle, les cafés étaient nommés des penny universities.

Les cafés étaient remplis d'érudits et de poètes, on y discutait et on pouvait y obtenir une éducation supérieure pour le prix d'une tasse de café, mentionne-t-elle.

Avant d’ouvrir sa librairie, Annabel Townsend avait un minuscule café au Centennial Market, où elle essayait d’y vendre des livres. Elle avoue toutefois qu'il était difficile de vendre ses livres.

Quatre-vingt-un pieds carrés d'espace, ce n'est pas assez pour vendre des livres! Naïvement, j'ai décidé d'ouvrir mon propre commerce, plus grand, au centre-ville, souligne-t-elle.

Ouverture en pleine pandémie

Ouvrir une librairie pendant une pandémie comporte certaines difficultés, admet Annabel Townsend.

J'avais tout juste commencé à commander des livres quand la pandémie a commencé. Je me suis retrouvée avec 6000 livres dans mon garage, en attendant de pouvoir ouvrir, dit-elle.

Cependant, elle a pu tirer profit de cette situation exceptionnelle en se tournant vers Internet pour vendre ses livres. La seule chose qu'on peut faire pendant le confinement, c'est rester chez soi et lire, affirme la libraire.

Elle propose d'ailleurs un large éventail de publications aux lecteurs : fiction, mémoires, auteurs locaux ou des ouvrages documentaires... Je veux un peu de tout, mais spécialement de la littérature pour enfants qui n'est pas dérivée de séries télé, ajoute Annabel Townsend.

Je veux transmettre aux jeunes le goût de la lecture pour la vie.

Annabel Townsend, libraire

Même si sa librairie n'est ouverte que depuis une semaine, elle dit avoir senti l'enthousiasme des clients pour son commerce.

Il y a un engouement pour l'achat local et pour soutenir les petites entreprises. J'espère que cela va continuer, conclut-elle.

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