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Ressources supplémentaires réclamées pour les victimes d'exploitation sexuelle

Femme assise sur un lit.

La pandémie a favorisé le recrutement de jeunes filles par les proxénètes.

Photo : Getty Images / TheCrimsonMonkey

Les policiers et les intervenantes oeuvrant auprès des femmes victimes d'exploitation sexuelle déplorent le manque de ressources pour les aider, particulièrement depuis la pandémie.

Cela concerne notamment les adolescentes et les femmes qui sont dans l’industrie du sexe, dont les services d’escortes, en Estrie comme ailleurs.

La Commission spéciale sur l'exploitation sexuelle des mineurs a terminé ses travaux récemment à Québec et du financement supplémentaire est réclamé pour mieux intervenir sur le terrain.

La députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, a rendu public le témoignage d'un policier spécialisé en matière de crimes à caractère sexuel.

Selon cet enquêteur, les policiers ont le souci de bien traiter les victimes dans un délai raisonnable mais ils sont surchargés de dossiers et les victimes doivent attendre plusieurs mois avant l'arrestation de leur agresseur.

Marie-Michèle Withlock, intervenante au CALACS Agression Estrie, explique que la pandémie a eu des impacts sur le milieu de la prostitution.

Pendant le confinement, les gens ont passé beaucoup de temps sur les réseaux sociaux et des proxénètes en ont profité pour recruter des adolescentes. Des femmes ont aussi rapporté que les clients étaient plus violents qu'à l'habitude.

Marie-Michèle Withlock, intervenante responsable du dossier exploitation sexuelle au CALACS Estrie

Cette situation a fait en sorte d'accélérer le souhait de plusieurs femmes de se sortir de l'industrie du sexe.

Elles font toutefois face à un manque de soutien financier selon le CALACS Agression Estrie, d’où l’importance d’avoir du financement supplémentaire pour leur offrir davantage de services.

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