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Raptors : Masai Ujiri priorisera l'équipe au renouvellement de son propre contrat

Un homme écoute la question d'un journaliste.

Masai Ujiri lors d'une conférence de presse plus tôt cette saison.

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri, ne fait pas de son propre contrat une priorité même s'il entame la dernière année de son entente avec l'organisation. Le manitou des Raptors préfère veiller au bien de l'équipe avant tout.

M. Ujiri a révélé jeudi qu'il n'a pas encore tenu de pourparlers avec les propriétaires de l'équipe, le groupe Maple Leaf Sports & Entertainment.

Nous allons avoir ces discussions quand il sera le temps, et elles ne se feront pas par médias interposés, a-t-il déclaré, précisant que les émotions liées au séjour des Raptors dans la bulle de la NBA en Floride sont encore trop vives pour s'asseoir à la table de négociations.

Masai Ujiri a consenti une prolongation de contrat de plusieurs saisons à l'entraîneur-chef Nick Nurse mardi, et dit être très près d'en venir à une entente avec son bras droit, le directeur général Bobby Webster.

Ma responsabilité, c'est de prendre soin des nôtres, a-t-il expliqué. Peut-être que je préfère m'occuper du bien-être de l'organisation d'abord et prendre soin de moi-même ensuite.

Quand il sera question [de mon contrat], on y fera face. Pour l'instant, je suis concentré sur autres choses. Ça commence avec nos joueurs.

VanVleet, le prochain dossier

Deux hommes discutent sur un terrain de basketball.

Serge Ibaka (no 9) et Fred VanVleet (no 23) deviendront tous deux joueurs autonomes cet été.

Photo : Associated Press / Mark J. Terrill

Plusieurs membres essentiels à la conquête du premier championnat de l'équipe l'an dernier auront droit à l'autonomie complète cet automne, à l'occasion de l'ouverture du marché des joueurs autonomes. C'est notamment le cas de Fred VanVleet, qui a mené l'équipe au chapitre des points depuis la reprise de la NBA le 31 juillet dernier.

On attend tous de savoir ce qu'il advient du plafond salarial et quels seront les chiffres avec lesquels on devra travailler, a reconnu Ujiri. Il nous faut regarder à court terme, mais aussi à long terme pour 2021.

Le groupe de joueurs qui pourraient devenir libres l'an prochain fait rêver la plupart des directeurs généraux à travers la NBA et le président des Raptors n'est pas différent. Le joueur par excellence de la dernière saison, Giannis Antetokounmpo, pourrait notamment changer d'adresse.

Il y a du travail à faire, ne vous méprenez pas. On veut tous gagner et le but est de remporter d'autres championnats!

Masai Ujiri, président des Raptors

Les centres Marc Gasol et Serge Ibaka deviendront aussi joueurs autonomes, tout comme les réservistes Chris Boucher, Rondae Hollis-Jefferson et Malcolm Miller.

OG Anunoby, qui a joué les héros au son de la sirène lors du troisième match de la série contre les Celtics de Boston, pourrait recevoir une prolongation de contrat éventuellement. Dans le cas de Pascal Siakam, c'est déjà réglé.

Quant au vétéran Kyle Lowry, âgé de 34 ans, il n'a plus qu'une année à écouler à son contrat, mais s'il n'en tenait qu'à Masai Ujiri, il jouerait à Toronto pendant 10 ans encore. Le meneur de jeu l'a encore épaté en séries.

Il est fantastique. Je le dis à tout le monde, il est incroyable. Il m'apparaît que plus il vieillit, meilleur il devient. C'est fou!

Masai Ujiri a confiance en Pascal Siakam

Siakam  tient un ballon de basketball dans sa main.

Pascal Siakam a connu bien des difficultés contre les Celtics au deuxième tour.

Photo : Associated Press / Mark J. Terrill

Les déboires de Pascal Siakam en séries cette année ont été largement documentés.

Le Camerounais a échoué sur le plan offensif avec une contribution de 16 points en moyenne par match au deuxième tour contre les Celtics. Mais Masai Ujiri ne s'en fait pas pour lui.

On a beaucoup parlé. Kyle (Lowry), Fred (VanVleet) et ces gars-là ont fait de l'excellent travail. L'entraîneur (Nick Nurse), Bobby (Webster), tout le monde était près de lui, a poursuivi M. Ujiri. On connaît tous Pascal. Des fois, on a besoin de ça, comme un bon coup de pied dans le derrière.

Pour ses succès en saison, Siakam a été récompensé d'une place dans la deuxième équipe d'étoiles de la NBA, mercredi.

Il va rebondir, c'est sûr à 100 %. N'oubliez pas, Pascal nous a aidés à gagner un championnat!

Masai Ujiri à propos de Pascal Siakam

Ujiri fier des actions posées par les joueurs

Un homme quitte une pièce avec un trophée dans les mains.

M. Ujiri a construit l'équipe des Raptors qui a remporté le championnat de la NBA en 2019.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Dans l'ensemble, le président des Raptors de Toronto s'est fait élogieux à l'égard de ses joueurs pour avoir manœuvré à travers deux pandémies plutôt qu'une : la COVID-19 et le racisme.

Ça fait du bien d'être à la maison, mais il y a un goût amer tout de même avec la belle saison qu'on a connue et la fin quelque peu décevante. Je ne suis pas moins fier de notre équipe et de la façon dont nous nous sommes battus dans la bulle, a indiqué Ujiri, qui s'est dit persuadé que les Raptors avaient ce qu'il fallait pour défendre leur titre.

Quant à la vague de boycottage de matchs initiée par les Bucks de Milwaukee, Masai Ujiri réitère que les joueurs, le personnel des équipes, tout le monde avait besoin d'une pause.

Nous étions la première équipe à discuter de la possibilité de boycotter un match. Nous avions une fiche de 8-1 dans la bulle et une avance de 3-0 contre Brooklyn, on gagnait... puis il y a ce qui s'est produit avec Jacob Blake, a-t-il raconté.

On n'avait plus envie de jouer. On ne sentait pas que c'était correct de continuer à jouer.

Ne vous méprenez pas, il y a du racisme au Canada... et nous allons aborder la question de front.

Masai Ujiri, président des Raptors

Au-delà de ce qui peut être accompli sur le terrain, Ujiri concède que la bataille contre le racisme, les violences policières faites aux Noirs aux États-Unis et l'injustice sociale est loin d'être terminée.

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