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COVID-19 : le manque de personnel dans les laboratoires en Saskatchewan décrié

Une laborantine travaille sur des échantillons.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a récemment indiqué qu'il aimerait que la capacité de dépistage atteigne les 4000 tests quotidiens, soit bien au-delà de la capacité actuelle.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Dans une lettre adressée au premier ministre Scott Moe, le Syndicat international des employés de services (SEIU) de l’Ouest canadien, qui représente de nombreux travailleurs de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA), affirme que ses membres ont de la difficulté à répondre au nombre de tests qui doivent être réalisés chaque jour.

Une enquête effectuée par le syndicat révèle que 42 % des employés de la SHA estiment que les laboratoires saskatchewanais manquent de personnel au moins une fois par semaine. De plus, 67 % d'entre eux doivent faire des heures supplémentaires au moins une fois par semaine.

La présidente du SEIU de l’Ouest canadien, Barbara Cape, reconnaît que les tests et le traçage sont des éléments essentiels pour que la province puisse gérer la pandémie. Elle affirme que le syndicat et ses membres adhèrent pleinement à cette notion, mais que la province n’est pas bien équipée pour suivre l’augmentation du nombre de tests.

Le défi auquel nous faisons face en tant que province et en tant que système de santé est que nous ne sommes pas prêts à effectuer le nombre de tests requis. Nous n’avons pas assez d’employés pour amasser et analyser les échantillons, explique Mme Cape.

Augmenter le nombre de tests quotidiens

Selon la SHA, le nombre le plus élevé de tests de dépistage effectués en une journée s’établit à 2129. Or, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a récemment indiqué qu'il aimerait que la capacité de dépistage atteigne les 4000 tests quotidiens.

Une demande qui semble irréalisable, selon Barbara Cape. Outre le manque d’employés, elle estime que la SHA n’a pas suffisamment d’espace physique et d’équipement pour effectuer ce nombre de tests quotidiens. Elle ajoute que plus de 100 emplois ont été supprimés dans les laboratoires au cours des dernières années.

De plus, dit-elle, en plus des besoins liés à la pandémie, les travailleurs de la santé doivent continuer leur travail régulier.

Nous comprenons la priorité accordée aux tests de dépistages et au travail lié à la COVID-19. Toutefois, nous étions déjà à court de personnel avant la pandémie. Nous sommes à un point de rupture, explique Barbara Cape.

De son côté, le responsable provincial de la microbiologie clinique, Joseph Blondeau, est heureux que les préoccupations des travailleurs de première ligne aient été mises de l’avant par le syndicat.

Nous vivons présentement d’énormes pressions en laboratoire. Nous sommes confrontés à certaines pénuries, mais la province a approuvé l’embauche de quelques nouvelles personnes, dit M. Blondeau.

Cependant, précise-t-il, certaines ressources seront réaffectées pour répondre à l’augmentation de la demande de dépistage. Certains services jugés moins critiques par la SHA pourraient être redirigés vers les laboratoires.

De longues files d'attente à Saskatoon

La pression n'est pas seulement ressentie par les employés de la SHA. Certains résidents de Saskatoon se sont plaints des longs temps d'attente dans les centres de dépistage à l’auto.

Kristen Mickelson a quitté le travail plus tôt pour amener sa fille malade passer un test de dépistage. Après plus de trois heures d’attente, elle s’est fait dire que la voiture devant elle serait la dernière à passer.

C'était une expérience horrible. Ma fille avait très mal à la gorge. Elle ne peut pas voir son médecin avant de passer un test de dépistage. Tant qu’elle ne se fera pas tester, elle ne pourra pas voir son médecin ni retourner à l’école, explique la mère de famille.

Pour sa part, la SHA a indiqué qu’elle prévoit accroître la capacité d’analyse des laboratoires de Regina et de Saskatoon en embauchant plus d’une cinquantaine de personnes.

Avec les informations de Laura Sciarpelletti

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