•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des entreprises de l’Outaouais ne veulent pas passer au code orange

Le co-propriétaire du Pêle-Mêle qui lave des tables.

Le Pêle-Mêle s'inquiète d'un possible changement de palier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Devant la hausse des cas de COVID-19, plusieurs commerçants s’inquiètent que l’Outaouais puisse passer du code jaune au code orange.

Sous le code jaune, le mode préalerte, les inspections sont plus nombreuses dans les établissements et commerces de la région et le dépistage est davantage ciblé, mais aucune restriction supplémentaire n’est mise en place.

Sous un code orange, alerte modérée, les rassemblements publics diminueraient d’un maximum de 250 à 50 personnes, a expliqué mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé. Les rassemblements privés diminueraient quant à eux de 10 à 6 par habitation. Tous les bars seraient fermés et les restaurants ne pourraient servir que des mets à emporter.

Infographie représentant les quatre paliers du système d'alertes régionales et d'intervention graduelle, lesquels sont séparés selon les couleurs vert, jaune, orange et rouge.

Système d'alertes régionales et d'intervention graduelle à 4 paliers

Photo : Gouvernement du Québec

S’il fallait fermer, ça serait un gros coup dur pour commencer l'automne ou l'hiver, a soutenu Claude Chapdelaine, copropriétaire du resto-bar Le Pêle-Mêle.

Plusieurs facteurs sont toutefois à prendre en compte avant de changer de palier. Lundi, la directrice de la santé publique en Outaouais, Dre Brigitte Pinard, soutenait que la région a encore une certaine marge de manœuvre si on se fie seulement sur le facteur [du nombre de cas].

C'est pour ça que c'est vraiment très important de resserrer l’application des mesures, de vraiment aider collectivement au respect de mesures.

Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique en Outaouais

En point de presse jeudi, le directeur de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a expliqué que la transmission communautaire dans les zones jaunes n'est pas encore complètement anarchique et établie. Les taux sont encore stables, on n'a pas besoin de basculer nécessairement.

Un homme en entrevue devant un restaurant.

Claude Chapdelaine, copropriétaire resto-bar Le Pêle-Mêle, dans le Vieux-Hull à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

N’empêche, passer au code orange et fermer les restaurants pourrait faire mal aux restos-bar comme Le Pêle-Mêle. C'est important de continuer à serrer la vis et ne pas relâcher, a exprimé M. Chapdelaine. Ça serait très précaire si on était obligé de fermer encore trois semaines ou un mois.

Ça dépend carrément de notre survie de nos emplois et de la survie de l’entreprise.

Claude Chapdelaine, copropriétaire du resto-bar Le Pêle-Mêle

La directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale, Lise Sarrazin, ne souhaite pas un changement de palier. Mais le mal de l’un fait le bien de tous, a-t-elle raconté.

Représentant des entreprises des deux côtés de la rivière des Outaouais, l’organisme souhaite interpeller les deux provinces quant aux mesures sanitaires que chacune met en place. Nous souhaitons beaucoup que les deux gouvernements puissent s'arrimer un peu plus afin de protéger la région de la capitale nationale , conclut Lise Sarrazin.

Avec les informations de Claudine Richard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !